Palmier : « Une chance à saisir »

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Mobilisé sur toutes les feuilles de match, Marc Palmier, ouvreur de Clermont, honorera la première titularisation de sa carrière en Top 14.

Vous attendiez-vous à cumuler autant de temps de jeu en ce début de saison ?

J’avais fait le 24e à deux ou trois reprises en fin de saison dernière mais honnêtement, cela dépasse un peu mes attentes… En tant que jeune joueur, on sait très bien qu’on n’est pas forcément prioritaire dans la rotation d’un groupe professionnel. Là, j’ai eu la chance d’apparaître sur toutes les feuilles de match depuis le début de la saison, donc j’en suis évidemment très heureux. Tout ce temps de jeu, et même tout ce temps passé auprès de l’équipe professionnelle, cela permet d’acquérir pas mal d’expérience, même lorsqu’on ne rentre pas en jeu ! Et ça permet évidemment de gagner un temps précieux.

Qu’est-ce qui vous a frappé, sur ces premiers mois de compétition ?

La grosse différence avec le niveau espoirs, c’est la vitesse. En Top 14, dès que l’on commet une erreur, bam ! Il y a une sanction au bout. Ça, c’est le haut niveau. La pression est toute autre. Et puis, quand même, il faut bien dire que les attentes sont différentes. Il y a les supporters, les médias, ça change beaucoup de choses dans la manière d’appréhender un match… D’autant que j’ai eu la chance de débuter à Marcel-Michelin où l’ambiance est toujours énorme, de vivre un derby contre Brive. J’en reviens à l’expérience, mais ce sont quand même des moments qui m’ont permis de beaucoup apprendre.

Justement, ce qui frappe à votre sujet, c’est que vous n’hésitez jamais à prendre vos responsabilités ou la parole lorsque vous êtes sur le terrain…

Parce que c’est mon poste qui veut ça. Jouer demi d’ouverture, c’est occuper un rôle à responsabilités, où il ne faut pas se cacher, que ce soit dans le jeu ou dans la communication avec les partenaires. Quand il y a un choix à faire, il faut le faire. Quand il y a une pénalité à prendre, il faut la prendre, qu’on soit un jeune joueur ou pas. Pour nous les jeunes, cette période de Coupe du monde nous offre des opportunités que l’on n’aurait peut-être pas eues dans des conditions classiques, alors il faut essayer de saisir sa chance lorsqu’elle se présente.

On vous taquine, mais vous êtes vous fait taper sur les doigts la semaine dernière, après votre tentative de sauvetage d’une touche près de votre ligne d’en-but ?

Certains cadres sont venus me voir en me disant que dans ce genre de match, il ne fallait peut-être pas s’autoriser ce genre de prise de risque… (sourire) Mais c’est resté très gentil et bienveillant, sans aucune méchanceté. Le fait que nous ayons récupéré les quatre points que nous voulions y a peut-être contribué, mais là encore, j’ai pris de l’expérience.

Comment abordez-vous votre première titularisation ?

Il y aura forcément un peu de pression, car il n’est jamais anodin ne débuter son premier match de Top 14, qui plus est en prime-time, sur Canal +. Mais au final je me dis que ce sont les conditions idéales. Les doublons de la Coupe du monde sont propices à ça, après tout : permettre à des jeunes joueurs comme moi de faire leurs premières armes et de lâcher les chevaux, en apportant peut-être un peu d’insouciance et un brin de folie. Ce match, on ne peut l’aborder que de manière très positive.

D’autant que votre adversaire direct ne sera pas n’importe qui…

C’est clair que je serai opposé à un drôle de client ! Ben Botica est un joueur atypique, très tonique et rapide, qui sait jouer de sa taille pour attaquer la ligne, avec un crochet intérieur redoutable. Il est également très fort dans la conduite et la gestion du jeu. Pour moi, il s’agira d’une très belle évaluation que de me mesurer à lui.

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