• Les Oyonnaxiens de Yohan Le Bourhis ne sont pas dupes : la venue des Audois ne sera pas une sinécure. Ils devront se concentrer sur la discipline s’il ne veulent pas tomber dans le piège carcassonnais. Photo Icon Sport
    Les Oyonnaxiens de Yohan Le Bourhis ne sont pas dupes : la venue des Audois ne sera pas une sinécure. Ils devront se concentrer sur la discipline s’il ne veulent pas tomber dans le piège carcassonnais. Photo Icon Sport
Publié le / Modifié le
Pro D2

Oyonnax en recherche de vitesse

Comme lors de ses précédents matchs l’équipe de l’Ain devra répondre dans l’engagement, tout en cherchant à proposer du jeu.

Hormis lors de ses deux premiers matchs de la saison, disputés sur la pelouse de Mathon face à Valence-Romans et Nevers, qui lui avaient permis d’afficher un bilan prometteur de 107 points inscrits et 13 essais pointés, Oyonnax Rugby a eu du mal à utiliser l’arme du jeu et de la vitesse, pourtant érigée en atout. Au fil des quatre matchs suivants, dont il est vrai trois ont été disputés en déplacement, la moyenne a chuté, avec "seulement" 68 points ajoutés et 5 essais supplémentaires. Ces chiffres qui placent la formation de l’Ain et des Montagnes du Jura au deuxième rang du classement des attaques, beaucoup s’en satisferaient… pourtant ils ne comblent pas forcément les attentes haut-bugistes, pas plus d’ailleurs que le bonus défensif rapporté du dernier voyage à Béziers. "C’est sans doute notre meilleur match en déplacement cette saison, mais il nous laisse malgré tout un sentiment de frustration. Nous avons répondu présents dans l’engagement et dans l’intensité et il y avait certainement la place pour faire plus, un peu comme lors de notre déplacement à Vannes", analyse le demi de mêlée Jérémy Gondrand.

Pas de précipitation

Son entraîneur, Joe El Abd, tire le même constat : "Sur l’état d’esprit affiché par le groupe à Béziers, il n’y a rien à redire. Il a été à la hauteur de ce que nous attendions. Mais on pouvait espérer plus qu’un bonus. Je suis convaincu que nous valons mieux que cela. Le problème est que nous avons été victimes de notre indiscipline en deuxième mi-temps mais aussi que nous avons manqué de précision dans notre jeu." Si le diable peut se cacher dans les détails, la réussite s’y niche aussi et les Oyonnaxiens sont conscients que pour la provoquer il faudra faire plus et mieux. Sur la pelouse synthétique de Mathon, leur capacité à mettre du rythme dans leur jeu, comme ils avaient si bien su le faire lors des deux premiers rendez-vous avec leur public, pourrait constituer la clé de leur duel avec Carcassonne. "Il faut parvenir à apporter plus de vitesse dans nos franchissements", valide Jérémy Gondrand. Mais comme son entraîneur, le demi de mêlée sait que ce ne sera pas chose aisée contre une équipe qui s’est solidement installée dans le haut du classement, avec deux longueurs d’avance sur le club de l’Ain : "Lors de la réception de Colomiers nous avons lancé un bloc difficile fait d’oppositions avec des équipes qui ont l’expérience du Pro D2 et qui présentent un peu le même profil."

Qu’il s’agisse de Colomiers, Béziers ou Carcassonne, il y a face à ce genre d’équipes des étapes à franchir avant de pouvoir proposer du jeu et du rythme. Joe El Abd ne les élude surtout pas "Carcassonne est une équipe difficile à jouer, avec une grosse capacité à tenir le ballon." Si la volonté des Oyonnaxiens de mettre de la vitesse dans leur jeu est à la fois louable et légitime, elle ne devra pas les conduire à se laisser prendre au piège de la précipitation. Dans une semaine au déroulement quelque peu modifié, compte tenu d’un match programmé entre deux rencontres disputées un jeudi, le jeu, le rythme, la vitesse ont bien sûr été évoqués, mais sans pour autant négliger les bases de l’engagement et du combat, préalable indispensable auquel il faudra satisfaire face aux Audois.

Jean-Pierre Dunand
Voir les commentaires
Réagir