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  • Les supporters de l'équipe de France au Japon pour la Coupe du monde 2019
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À Yokohama, plusieurs milliers de supporters français étaient attendus ce week-end. Leur déception est immense...

Igor Juzon est le patron d’Eventeam, une société parisienne qui facilite l’accès aux plus grandes compétitions sportives. Au Japon, Juzon promène donc près de 2000 supporters français, dont 20 % d’entre-eux s’étaient exclusivement déplacés pour ce France-Angleterre. Il explique en préambule : "Il y a évidemment de la déception, beaucoup de déception, mais pas de colère. Je crois que les gens ont aussi l’impression de vivre un événement historique et, s’ils ne verront pas le Crunch, les ressources du pays sont infinies : nous trouverons, ailleurs, des choses à voir et explorer. On ne peut rien face à la nature et de ce que j’ai vu au Japon, les supporters français l’ont bien compris." En tout état de cause, les quelques milliers de supporters français attendus à Yokohama ce week-end se seraient donc résignés à changer leur fusil d’épaule et laisser passer l’orage. Étonnant, non ?

Confinés à l’hôtel

Arthur, Esteban, Benoît, Éric, Philippe, Nicolas et Mikaël, après avoir raccroché les crampons il y a quelques mois, avaient quant à eux décidé de se payer le voyage de leur vie : une Coupe du monde au Japon, un inoubliable "road trip" de quinze jours, des visites, des rencontres et du rugby, beaucoup de rugby. Benoît Romero, un ancien ailier de la région Ile-de-France, explique en préambule : "Nous sommes arrivés au Japon le 26 septembre ; on a vu Argentine-Tonga, Afrique du Sud-Italie et Écosse-Samoa. C’était déjà génial. Mais la cerise sur le gâteau, c’était évidemment le France-Angleterre de ce week-end."

Passée la gifle de l’annulation, ces sept supporters français ont du envisager un Plan B. Romero poursuit : "Vu la taille du typhon, on va suivre les consignes du gouvernement japonais à la lettre : on va faire quelques provisions, acheter des chips et de la bière et rester enfermés dans nos piaules d’hôtel.[...] Nous sommes tous très déçus, on trouve cette situation complètement dingue : nous sommes tous de jeunes pères de famille et avions fait beaucoup de sacrifices financiers pour venir ici..." À l’origine, Benoit Romero et ses six compères devaient quitter Tokyo ce dimanche. Le super typhon Hagibis n’ayant pas encore frappé l’aéroport de Narita à l’heure où nous imprimons ces lignes, il est impossible de savoir s’ils pourront ou non décoller. À Tokyo et Yokohama, plusieurs milliers de supporters français sont dans la même situation...

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