• "Améliorer nos prises de décisions"
    "Améliorer nos prises de décisions"
Publié le / Modifié le
Top 14

Serfontein : "Améliorer nos prises de décisions"

Le Springbok a fait son retour à Clermont où il a joué trente minutes et se livre sur ce rendez-vous à Bayonne, important pour son équipe.

Comment s’est déroulé votre retour à la compétition au Michelin ?

Très bien. Cela faisait longtemps que je n’avais pas joué sans ressentir de douleur à la cheville et ça fait vraiment du bien. Comme le fait de retrouver l’équipe après cinq mois d’absence.

De quoi souffriez-vous exactement à la cheville ?

J’ai été opéré tout de suite après la fin du championnat, car il y avait une petite boule d’os dans la cheville qui me gênait et causait beaucoup d’inconfort. Franchement, je jouais avec de grosses douleurs depuis janvier et cela était très handicapant. C’était difficile pour moi de tout donner sur les sprints et les changements d’appuis.

Quel est votre état de forme physique ?

Cela fait quatre mois que je me prépare seul et je me sens donc frais et prêt pour démarrer la saison. Après, je m’entraîne avec l’équipe depuis peu et je dois désormais m’habituer au style de jeu de notre nouveau coach. Ça va venir vite. Je n’ai pas vraiment encore discuté avec Xavier (Garbajosa, N.D.L.R.), mais je comprends ce qu’il attend de moi. J’ai hâte de jouer car ce rugby me plaît.

En quoi ?

On met énormément l’accent sur le jeu et sur l’exploitation des opportunités qui se présentent à nous. Si nous pouvons faire un offload ou une chistera pour faire la différence, on prend le risque. Il y a plus de liberté.

Et aussi beaucoup plus de maladresses, puisque le MHR est aujourd’hui l’équipe qui concède le plus de turnovers (93)…

Nos intentions sont bonnes, comme à Clermont, mais c’est vrai que nous devons être plus performants sur la réalisation. Sur nos skills et surtout, sur nos prises de décisions selon les situations. Est-ce le bon moment ou non pour faire un offload ? Il faut trouver l’équilibre et ne pas surjouer. C’est le plus dur. À l’image de la constance dans nos performances.

Montpellier reste sur trois matchs sans victoire (deux défaites et un nul) et pointe à la huitième place du Top 14. Y a-t-il déjà urgence de résultat à Bayonne ?

C’est un match très important pour nous, face à une formation bayonnaise qui joue très bien chez elle. Je ne trouve pas que l’équipe manque de confiance en ce moment et elle sort d’une bonne performance à Clermont malgré la défaite. On doit juste s’améliorer sur les détails. Car au final, nous avons été absents qu’une seule fois sur une rencontre, à Agen. Il est donc interdit de revivre un match comme ça samedi, car il nous mettrait sous pression avant Toulouse. Plus que le résultat, c’est l’état d’esprit et le contenu qui comptent.

Quel regard portez-vous sur les prestations de la paire de centre Vincent-Reilhac ?

Ils ont très bien joué et forment une belle combinaison. Après, on sait que c’est une très longue saison et on ne pourra pas jouer tous les matchs. Il faut qu’on tourne tous les trois. Moi, je veux remplir mon rôle dans l’équipe sans jamais sortir du collectif. Depuis mon arrivée en 2017, c’est la première fois que je vais pouvoir jouer à 100 % de mes moyens et je veux en profiter.

 

En tant que Springbok (35 sélections), n’est-ce pas trop difficile de regarder vos compatriotes à la télé ?

J’ai regardé leur match face au Canada (66-7) et c’est vrai que j’aurais aimé être avec eux sur le terrain. Mais j’étais blessé au moment des sélections, c’est comme ça… J’espère qu’ils vont encore progresser et je crois qu’ils peuvent gagner cette compétition. Moi, j’espère rejouer avec les Springboks après le Mondial. Je pense que ce sera encore plus possible, car il y aura d’avantage d’éléments qui évolueront à l’étranger.

Julien Louis
Voir les commentaires
Réagir