• Les Suresnois ont prouvé que désormais, ils savaient s’exporter et remporter des victoires marquantes à l’extérieure, comme à Vienne le week-end dernier.
    Les Suresnois ont prouvé que désormais, ils savaient s’exporter et remporter des victoires marquantes à l’extérieure, comme à Vienne le week-end dernier. MAXPPP / Herve COSTE / MAXPPP
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Fédérale 1

Suresnes, l’invité surprise ?

Les Suresnois ont matérialisé par des succès très probants les grands changements intervenus chez eux à l’intersaison. Pour disputer cette troisième saison dans la division, le nombre de contrats y a considérablement augmenté. Quatorze joueurs en bénéficient. Et l’originalité de cette entreprise de consolidation tient dans la concentration de ce nombre sur l’ensemble du paquet d’avants. "Si on avait garni toutes les lignes, l’équipe des titulaires était faite pour la saison. Les pluriactifs auraient été désavantagés et notre management serait devenu très compliqué, expliquait le manager Vincent Carbou. Nous avons aussi préféré déplacer tous nos contrats sur le paquet d’avants de manière à pouvoir travailler plus intensément nos phases de conquête. Et pour l’instant, cette option nous est favorable."

La passe de trois ?

Le succès obtenu à domicile contre Chambéry et celui qu’ils sont allés chercher à Vienne en font foi : les Franciliens, qui figuraient une équipe un peu trop démuni en densité physique pour espérer renverser les grosses écuries, sont devenus capables de les croquer. Les Savoyards, prétendants à la qualification en Jean-Prat, et les Isérois, qui s’étaient avancés jusqu’aux avant-postes, dans la foulée de Massy, en ont fait les frais.

Cette nouvelle disposition a propulsé les Franciliens à une place inhabituelle pour eux. Deux fois classés neuvième à la lisière de la relégation lors des deux derniers exercices, les voilà positionnés dans la première partie du classement. Ce week-end, le scénario favorable d’un quatrième succès obtenu contre Dijon, cumulé à une défaite de Vienne à Chambéry, les emmènerait jusqu’au deuxième rang, derrière les Massicois. Et avec un bilan de trois victoires glanées contre trois équipes mieux classées qu’elle avant leur chute, les Suresnois rentreraient officiellement dans la liste des capacitaires en qualification pour le Jean-Prat, un but que les deux repreneurs de chez Umanis s’étaient fixés à une échéance plus indéterminée.

Ce match contre Dijon est une charnière, qui dira où les Franciliens peuvent viser exactement. "Nous allons passer notre premier test de caractère", a commenté Renaud Gourdon, le manager de Dijon, qui a récupéré l’essentielle de ses forces vives. "Depuis notre première défaite, l’équipe a progressé dans tous les domaines. Mais nous relativisons. Nous avons battu des équipes qui sont dans le dur. Nous avons conscience que gagner à Suresnes demandera un investissement énorme pour contrer ce paquet d’avants solides. Nous passons dans un révélateur."

Guillaume Cyprien
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