• Face à l’urgence de l’indisponibilité d’Uini Atonio, les dirigeants rochelais ont recruté Ramiro Herrera. Sitôt arrivé, sitôt aligné face à Toulon, où on le voit ici défendre sur Daniel Ikpefan. Photo Icon Sport
    Face à l’urgence de l’indisponibilité d’Uini Atonio, les dirigeants rochelais ont recruté Ramiro Herrera. Sitôt arrivé, sitôt aligné face à Toulon, où on le voit ici défendre sur Daniel Ikpefan. Photo Icon Sport
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Une lourde responsabilité pour Herrera

Le droitier est arrivé il y a seulement une semaine pour compenser la blessure d’Uini Atonio, absent pendant au moins trois mois.

Ramiro Herrera est arrivé tout sourire. Détendu, il s’est tranquillement assis devant les journalistes présents pour débriefer la contre-performance à Toulon et présenter la prochaine rencontre contre Brive. Joker médical express après l’indisponibilité de l’international français Uini Atonio, obligé de se faire opérer des cervicales par précaution, l’Argentin a posé ses bagages il y a un peu plus d’une semaine alors qu’il était encore en Argentine. "J’ai disputé le Rugby Championship avec les Pumas et après j’ai fait la préparation pour la Coupe du monde (il ne fut finalement pas retenu dans le groupe, N.D.L.R.). J’ai aussitôt dit oui à La Rochelle car je sais comment ici ça travaille. Tout le monde m’a dit qu’il y avait une structure très professionnelle et c’est la vérité", explique le pilier droit de 29 ans.

Fraîchement débarqué mais déjà très attendu, Ramiro Herrera devrait débuter comme titulaire samedi contre Brive. Un premier match pour lui au stade Marcel-Deflandre et son ambiance si particulière. "Ce match est vraiment important. Brive est une équipe très costaude, leur pack est très puissant. Il y a toujours une grande fierté de leur part. J’ai hâte de jouer mon premier match dans ce stade avec mon nouveau maillot car il y a toujours une grande ambiance et c’est important pour les joueurs", rajoute-t-il. Avec un physique qui peut rappeler Uini Atonio (1,91 m pour 120 kg), Herrera a une très bonne carte à jouer à un poste où la concurrence est relativement homogène. Il faudra pour lui s’adapter très vite au style des Jaune et Noir, une chose pas trop facile dans une équipe en difficulté dans le jeu depuis le début de la saison. Ses quarante premières minutes à Toulon ont pourtant été intéressantes, l’Argentin se montrant solide en mêlée et plutôt à son aise dans le système de jeu de Jono Gibbes et Ronan O’Gara.

"Le Stade français c’est terminé, c’est derrière moi"

Joueur du Stade français durant deux saisons, l’histoire avec les Stadistes s’est pourtant terminée par la petite porte. Très vite contacté par le staff rochelais, Ramiro Herrera était devenu indésirable dans la capitale, le club voulant se séparer du Puma à l’intersaison. Une décision qui a fait le bonheur des Maritimes, confrontés du jour au lendemain à la perte pour plusieurs semaines de l’inconditionnel Uini Atonio. "Pour moi, c’était déjà terminé depuis longtemps (avec le Stade français). La situation était un peu tendue. Le plus important pour moi, c’est de pouvoir travailler tranquillement, je suis un professionnel et j’ai besoin de jouer au rugby et c’est pour cela que je suis ici. Le Stade français, c’est terminé, c’est derrière moi."

Moins connu en France, Ramiro Herrera n’en reste pas moins un Puma, titulaire lors de la demi-finale de la Coupe du monde contre l’Australie en 2015 et qui affiche tout de même 40 sélections avec l’Argentine. Un joueur d’expérience donc déjà prêt à montrer ses qualités pour éventuellement rester sur la Côte Atlantique même après le retour d’Atonio. "Pour moi, la priorité, c’est de jouer ici pour trois-quatre mois minimum et après on verra ce qu’il se passe. Pour ma part, c’est un grand oui. Je suis très content ici et j’espère continuer mais ce n’est pas moi qui prendra la décision." Le pilier droit a déjà connu cette situation. Il avait été joker médical à Castres lors de la saison 2013-2014 et avait été prolongé par le club. Attachant et talentueux, ce Puma "à la vie à la mort" sait se rendre indispensable et compte bien le devenir au Stade rochelais.

Paul Arnould
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