Béziers : déjouer c’est gagner !

  • Sans grandes envolées, cette rencontre fut néanmoins celle de la victoire pour les Héraultais de Savenaca Rawaca . Photo Icon Sport
    Sans grandes envolées, cette rencontre fut néanmoins celle de la victoire pour les Héraultais de Savenaca Rawaca . Photo Icon Sport
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Cinquième succès consécutif pour les Héraultais, deuxièmes, avec un match en moins au compteur que la majorité de leurs concurrents. La folle série se poursuit et les progrès attendront.

Derrière les apparences, l’ASBH affiche une folle cadence. Non, elle n’a pas grandi et se montre toujours aussi immature face à des adversaires jugés plus "faibles". "Les grandes équipes maîtrisent ce genre de match et prennent cinq points. Avec tout le respect que j’ai pour Rouen, qui avait fait un peu tourner son effectif, comme nous. […] Si tu veux jouer le top 6, on ne va pas se mentir, il faut se mettre à l’abri rapidement sur ces rencontres. Et essayer de faire tout pour ramener le bonus offensif", explique Sébastien Logerot, responsable de l’attaque.

Six à la suite à Biarritz ?

Les Héraultais sont sur courant alternatif d’un acte à l’autre, et versent souvent dans l’individualisme dès que la menace se rapproche. Oui, leur jeu manque énormément d’alternances et leur vitesse ne s’exprime que par séquences isolées. Stratégiquement, les joueurs clés de la charnière ont beau tourner, ils se trompent toujours autant dans leurs prises de décisions. Et non, les avants rouge et bleu ne sont pas invincibles et peuvent se faire contrer dans ce jeu axial qu’ils aiment tant. Rouen l’a prouvé.

Franchement, on a encore du mal à voir l’évolution de cette équipe. Et c’est peut-être une bonne nouvelle… Car, malgré toutes les difficultés relatées et donc, la grande marge de progression cachée, les Biterrois surfent toujours sur la vague des succès. Cela fait désormais cinq matchs qu’ils sont invaincus et disons le sans détour, ils commencent à faire peur. Car les pensionnaires du stade Raoul-barrière pointent à la deuxième place du classement, à seulement quatre longueurs de l’ogre grenoblois, qui a disputé une rencontre de plus qu’eux (Béziers jouera à Nevers le week-end du 29 novembre). À l’image d’Oyonnax, l’Usap et Soyaux-Angoulême, leurs trois poursuivants les plus proches…

Alors, sans séduire, les outsiders avancent à un rythme effréné et s’apprêtent à relever un défi encore plus élevé. En effet, après Biarritz vendredi (suivi d’un week-end de pause), où elle visera la passe de six, l’ASBH entamera un marathon de huit oppositions sans pause, jusqu’à la fin de la phase aller. Et ce sont ces points et cette confiance accumulés qui pourraient lui permettre de passer ces sommets. L’évolution comme le spectacle peuvent attendre…

Julien Louis
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