Ce Grenoble-là, il est terrible

  • Réalistes, les Grenoblois sont parvenus à franchir la muraille charentaise et obtiennent le bonus offensif. Photo Loïc Déquier
    Réalistes, les Grenoblois sont parvenus à franchir la muraille charentaise et obtiennent le bonus offensif. Photo Loïc Déquier
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Sur la pelouse de Soyaux-Angoulême, Grenoble s’attendait à une sacrée opposition.Mais grâce à une prestation aboutie, les Grenoblois n’ont jamais tremblé.

En se déplaçant sur la pelouse de Soyaux-Angoulême, Grenoble passait un sérieux test hors de ses bases. Les Grenoblois n’ont pas failli et s’imposent sans sourciller. Mais surtout, ce qui a marqué les esprits, c’est le contrôle du match des Grenoblois, parfois mis en difficulté, mais jamais dans les cordes. Dans tous les domaines, Grenoble a su prendre l’ascendant, notamment par la vitesse et la rigueur. Au final, Grenoble s’offre une prestation majuscule, le tout avec un calme qui caractérise les grandes équipes, un pragmatisme insolent et une montée en puissance qui lui permet de revenir de Charente avec les cinq points d’un succès bonifié dans les bagages. "C’est une grosse performance, les gars sont allés chercher cette victoire bonifiée. Je pense que dans la globalité, c’est notre meilleur match de la saison. On n’a pas eu de trou d’air ", lance Stéphane Glas, le manager grenoblois. Un succès qui ne souffre d’aucune contestation, bâti de main de maître tout au long des 80 minutes. Pour Étienne Fourcade, le talonneur grenoblois, cette victoire est une sacrée performance "On nous promettait la guerre, au final on gagne ce match avec cinq points. On a été réalistes. Je pense qu’avec ce succès on marque les esprits."

La révélation Capuozzo

Collectivement, les Grenoblois ont maîtrisé, dominé leur sujet dans les grandes largeurs. Les joueurs de Grenoble ont usé, asphyxié les Angoumoisins au fil de la rencontre pour s’offrir une ample domination en fin de rencontre. Mais individuellement aussi, il y a eu de sacrées performances. Hauteur d’un doublé, l’ailier Raymond Rhule s’est montré à son aise dans son couloir. Mais Ange Capuozzo, demi de mêlée de formation et qui pour sa première titularisation a glissé à l’arrière a rendu une copie magnifique. L’international italien (U20) a su faire parler sa vitesse, ses appuis rapides et sa vision du jeu pour se mettre au service du collectif. Une excellente première sortie. Patient lorsqu’il a subi les assauts angoumoisins, Grenoble a su se montrer explosif lorsqu’il avait la possession. Les courses rapides d’Ange Capuozzo viennent traduire une tendance globale dans cette rencontre, où Grenoble a fait preuve de justesse, de vitesse et de précision.

Dorian Becherny
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