Gatland : « Nous pouvons battre n’importe qui »

  • Warren Gatland.
    Warren Gatland. Midi Olympique - Patrick Derewiany
Publié le , mis à jour

Au soir de la victoire sur l’Uruguay, le sélectionneur des Gallois s’est projeté sur le quart de finale contre la France.

Que vous inspire le fait de retrouver l’équipe de France en quart de finale ?

C’est une équipe qui nous réussit plutôt bien, contre laquelle nous avons obtenu quelques bons résultats. Mais je sais aussi que la France est une équipe de grands rendez-vous. En Coupe du monde, à chaque fois qu’on les donnait morts, c’est à ce moment précis qu’ils sortaient la performance que plus personne n’attendait d’eux. Les Français disposent aussi de quelques individualités rares, qui vont être à l’aise à ce niveau de compétition.

À quel genre de match vous préparez-vous ?

Cela va être dur, physique. Nous sommes une équipe qui, généralement, joue mieux quand l’adversité s’élève. Les Français vont nous proposer cette grosse opposition. Ces dernières années, les résultats parlent pour nous dans les confrontations directes. Mais je souhaite qu’on reste pleinement concentrés et méfiants. Les Français seront durs à battre.

Valait-il mieux enchaîner, comme vous, ou bénéficier d’une semaine de repos comme la France pour préparer ce quart ?

Ils auront un petit avantage de fraîcheur, c’est indéniable. Ce match annulé face à l’Angleterre le leur assure. Mais je trouve qu’en terme de dynamique, la façon dont nous sommes sortis de cette poule nous renforce.

Votre équipe semble toucher son époque dorée au meilleur moment…

Nous sommes à 240 minutes de quelque chose de très spécial. C’est la cible. Bien sûr, nous sommes fiers de ce que nous avons accompli ces dernières années. Cela a construit notre confiance, qui est aujourd’hui très grande. Nous avons cette croyance que, si nous jouons notre meilleur rugby, nous pouvons battre n’importe qui. Mais ces grandes compétitions se jouent aussi avec un petit peu de chance. On verra si c’est notre heure. Il y a déjà un cap important à passer avec ce quart de finale. C’est notre unique motivation.

Que reste-t-il de la demi-finale perdue face aux Bleus, en 2011 ?

Pour les joueurs qui en étaient, il reste certainement une blessure. On prend un carton rouge au bout de 17 minutes, contre une équipe de classe mondiale. Normalement, dans ces cas-là, vous vous attendez à prendre un score assez lourd… Pourtant, nous étions restés dans le match. Nous avons même eu une opportunité de drop, en fin de match, que nous n’avons pas saisie. Le score final, 9 à 8 pour la France, fait mal. Mais personnellement, je préfère me souvenir que nous n’avions jamais abandonné, malgré les éléments contraires. Nous n’avons jamais jeté l’éponge. C’est ce qui restera, pour moi, le plus marquant.

Est-ce aussi le point de départ d’un pays de Galles à nouveau dominant ?

C’est un souvenir spécial mais je crois que, l’histoire qu’on vit en ce moment, débute réellement en 2015. On sort en quart de finale mais contre les Springboks, contre lesquels on ne perd qu’à cinq minutes du terme. Le point de départ de nos quatre dernières années, il est là.

Une histoire qu’il faut désormais concrétiser par un titre mondial ?

Ce n’est pas ça. Dire cela, ça revient à dire que notre histoire n’est pas aboutie, que les titres des dernières années n’étaient pas des fins en soi. Je vois plutôt notre histoire comme un fil continu, au long duquel différentes opportunités se présentent. À nous de savoir en saisir le plus possible. Et, c’est vrai, certaines de ces opportunités peuvent changer nos vies. 

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