Max Brisseur : "Que le pays basque soit une terre du Japon"

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    "Que le pays basque soit une terre du Japon"
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De passage au Club France à l’occasion d’une soirée basque, l’homme politique a évoqué les passerelles qu’il souhaitait jeter entre sa région et le Japon en vue des jeux Olympiques et de la prochaine Coupe du monde.

Quelle est la raison de votre visite au Japon ?

Notre objectif serait de faire pour le Pays basque ce que la préfecture de Yamanashi a fait avec les équipes de France. D’abord, elle a accueilli le XV de France en période d’acclimatation avant que les Bleus ne rejoignent leur camp de base. Et puis l’année prochaine, pour les jeux Olympiques, pas moins de onze équipes seront accueillies par cette même préfecture lors de leur phase d’acclimatation. L’idée est donc là : on veut faire la même chose au Pays basque. La province de Yamanashi sera une terre de France l’année prochaine, et l’on aimerait que le pays basque soit une terre du Japon. Nous travaillons donc à cela. Hier (vendredi, N.D.L.R.), nous avons été reçus par le gouverneur de la province de Yamanashi ainsi que son équipe technique, ainsi que par M. Yamashita, président du comité olympique japonais, ce qui n’est pas rien. Ce dernier nous a encouragé et ce voyage nous a permis de faire des connaissances. C’est important dans un pays où le réseau est décisif. Il s’agissait donc d’un voyage exploratoire pour mesurer la faisabilité du projet, et espérer avoir en 2023 pour la Coupe du monde et en 2024 pour les Jeux olympiques des équipes nippones qui séjourneront au Pays basque pendant leurs phases d’acclimatation. On aimerait cela, et nous avançons humblement.

Nous en sommes donc au tout début de ce projet ?

Nous avons reçu il y a quelques mois M. Ueno qui était le vice-président de Rugby Asie et qui fut l’homme clé dans le dispositif des Bleus à Yamanashi. Il est venu à Paris au Sénat, nous l’avons au Pays basque et en Béarn où il a visité nos installations et le courant est passé entre nous. C’est grâce à lui que nous avons pu faire toutes ces rencontres et avancer sur le projet. Je tiens aussi à citer l’aide de Olivier Nier, qui travaille lui aussi au sein de la préfecture de Yamanashi. Nous avons donc là des hommes ressources qui peuvent nous faire avancer sur le sujet.

Quel intérêt à accueillir des équipes nippones dans leur phases de préparation ?

Ces équipes nippones sont suivies par un grand nombre de journalistes, même pour ce qui est des sports qui sont plus confidentiels. Avec Biarritz Pays basque, nous avons une marque mondiale que nous voulons populariser. Parallèlement à mon activité de sénateur, je suis président de l’agence de développement touristique du Pays basque et l’objectif et le marché japonais peut être un nouveau terrain de développement. Bien sûr, compte tenu de l’éloignement il ne s’agirait que d’un marché de niche, mais l’un des axes de notre politique de développement porte sur l’internationalisation de notre marque, afin d’être moins dépendant du marché parisien qui est un marché du mois d’août avec des effets de saturation qui sont très compliqués. Le marché japonais peut donc être intéressant, différent.

Comment vos interlocuteurs perçoivent le Pays basque ?

Ils ont eu une très bonne réception. Je pense sincèrement que le pays basque peut plaire aux Japonais car il partage plusieurs points avec ce pays. C’est une région avec une forte identité, une culture bien identifiée, des traditions présentes, exactement comme c’est le cas au Japon. J’ai senti un vrai intérêt des Japonais dans nos échanges : nous avons quelque chose d’autre à leur apporter que la traditionnelle "French Touch". Je crois que ce que nous sommes peut-être un de nos atouts pour attirer des équipes nippones et attirer des Japonais au Pays basque. Ce voyage exploratoire nous a donné envie de poursuivre l’aventure.

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