Barry : à la relance

  • Malgré le poste qui les lie, Charles Bouldoire et Steeve Barry se partagent le temps de jeu à l’arrière et l’aile du BO.
    Malgré le poste qui les lie, Charles Bouldoire et Steeve Barry se partagent le temps de jeu à l’arrière et l’aile du BO. Pablo Ordas / Midi Olympique / Pablo Ordas
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Au sortir d’une saison blanche, pendant laquelle il n’a presque pas été utilisé par le Stade Rochelais, l'arrière Steeve Barry veut retrouver du plaisir au BO.

Dix-neuf minutes. C’est la durée pendant laquelle Steeve Barry a foulé une pelouse avec le Stade Rochelais, l’an dernier. C’est famélique. Une expérience dont le garçon de vingt-huit ans, qui sortait alors de deux saisons radicalement opposées en termes de temps de jeu, se serait bien passé. "Je ne souhaite à aucun joueur de vivre une saison blanche comme ça, sans explication. Des choix ont été faits par les coachs, mais j’ai du mal à expliquer comment, d’une année à l’autre, j’ai pu passer d’une vingtaine de matchs à zéro. " Dès lors, on comprend facilement les raisons qui l’ont poussé à quitter la Charente-Maritime à l’intersaison, en dépit de sa dernière année de contrat. "J’ai été emballé par le projet qu’avait le BO pour l’avenir. En plus, la région me plaît énormément, souligne le joueur qui veut poursuivre en parallèle ses études de kinésithérapeute. Le club voulait mettre en place un système de jeu où les joueurs de ballons et rapides étaient sollicités. Cette dernière saison m’a créé une grosse frustration que j’essaye d’utiliser maintenant pour me régaler." Mort de faim, il a retrouvé à Biarritz Yohann Artru, qu’il côtoya avec l’équipe de France de rugby à sept, Pierre Bernard et Yvan Watremez, vieilles connaissances de France Universitaire, ou les ex-Rochelais Charles Bouldoire et Romain Ruffenach.

Barry : "Le sept, c’est un accélérateur de travail"

Peu à peu, Barry retrouve les plaisirs des matchs et de la compétition. Aligné six fois depuis la reprise du championnat (cinq titularisations), il a inscrit un doublé la semaine dernière lors de la victoire de son équipe à Valence-Romans. Son premier chez les professionnels à XV. La précision est importante, car le trois-quarts polyvalent a porté le maillot tricolore à VII pendant quatre années à plein temps, conclues par les Jeux olympiques de Rio (2016). Il a su puiser les bienfaits de cette aventure, pour en profiter à XV. "Le sept, c’est un accélérateur de travail, affirme-t-il. C’est une discipline où on te demande plus d’activité physique, au niveau des passes, des duels et des espaces. C’est hyper formateur ! D’ailleurs, je conseille à tous les jeunes qui ont entre 18 et 25 ans de ne faire que du sept avant de se lancer à quinze." Titularisé trois fois à l’arrière, puis une fois à l’aile sous ses nouvelles couleurs, Barry devrait démarrer la rencontre face à Béziers vendredi. Au sujet de sa polyvalence, qui peut également lui permettre d’endosser le maillot de second centre, le natif de Ruffec en Charente avoue ne pas avoir de préférence. "Vous savez, après l’année blanche que j’ai passée, peu importe où je joue." Dès lors qu’il peut relancer, courir et marquer, Barry est un homme heureux.

Pablo Ordas
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