• Vainqueur de quatre des cinq dernières éditions, les Saracens devraient jouer encore cette saison les premiers rôles dans le championnat anglais.
    Vainqueur de quatre des cinq dernières éditions, les Saracens devraient jouer encore cette saison les premiers rôles dans le championnat anglais. PA Images / Icon Sport / PA Images / Icon Sport / PA Images / Icon Sport
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Premiership

La chasse aux Sarries

Angleterre le Premiership reprend ce vendredi soir sur fond de tension autour du champion sortant, suspecté d’avoir dépassé le Salary Cap. L’hégémonie des Saracens peut-elle être enrayée ?

Saracens et Exeter, les deux grands favoris

Ils rassemblent à eux deux les cinq derniers titres de champions. Et la balance penche fortement pour les Saracens de Nigel Wray, vainqueur en 2015, 2016, 2018 et 2019.Annoncé comme grand favori, les Sarries disposent sur le papier de l’équipe la plus puissante, avec des internationaux et des Lions britanniques et irlandais en pagaille. David Strettle, Schalk Burger et Marcelo Bosch ne sont plus là mais Elliot Daly, Rhys Carre, Damian Willemse et Jack Singleton font leurs arrivées au milieu des Farrell, George, Kruis, Itoje, Vunipola, Skelton, Barritt, Lozowski, Goode, Liam Williams… Ça fait peur et ça soulève des questions sur leur masse salariale, comme l’ont exprimé les clubs de Premiership récemment selon des révélations du Daily Mail. Pour l’heure, aucune sanction n’a été prise. Finaliste en 2016, 2018 et 2019, Exeter tentera une nouvelle fois de rendre la vie pénible à ses rivaux. En 2017, année du titre des Chiefs, cela avait marché. Le club du Devon a perdu Santiago Cordero mais il a attiré dans ses filets Stuart Hogg. Après une Coupe du monde difficile, on a hâte de voir l’arrière écossais à l’œuvre !

Des outsiders bien armés

Parmi les équipes qui vont tenter de bouleverser la hiérarchie, on retrouve évidemment les Sharks de Sale, qui ont manqué la qualification d’un rien la saison passée. Déjà très emballants par moments grâce à des tops joueurs comme Faf De Klerk ou l’ancien Toulonnais Chris Ashton, les banlieusards de Manchester pourront compter sur des arrivées très "springboks" avec le pilier Conie Oosthuizen (130 kg), le deuxième ligne Lood De Jager (125 kg) et le retour des frères Du Preez. Leicester affiche lui aussi un recrutement à la hauteur de son statut. Après une saison très difficile (onzième place), le club mythique des Midlands verra arriver les colosses Lavanini, Taufua et Leatigaga. Les Wasps, décevants la saison passée, pourront compter sur les arrivées de deux Néo-Zélandais et, en plus, Malakai Fekitoa (ex-Toulon) et Jeff Toomaga-Allen seront déjà là pour la première journée. Enfin, Northampton, Bath et surtout Gloucester, bien qu’ils n’aient pas effectué un recrutement aussi clinquant (notons tout de même l’arrivée d’Owen Franks aux Saints), seront eux aussi des candidats crédibles à la qualification au vu de leurs effectifs.

Des Harlequins au ventre mou ?

Cela peut paraître étonnant quand on dispose dans son équipe de noms comme Marler, Sinckler, Robshaw, Brown, Care mais les Harlequins ne semblent effrayer personne. Les arrivées de Garcia Botta, Baldwin, Campagnaro, Goneva et la confirmation des Dombrandt Marchant, Ibitoye et Marcus Smith n’en font pas non plus une équipe lambda. Après avoir beaucoup dépensé pour son retour dans l’élite, Bristol est redevenu raisonnable. Les Bears s’appuieront sur des valeurs sûres comme Dave Attwood et Nathan Hughes. Cela semble un peu juste pour aller chercher le top 6 et la Champions Cup. Le maintien sera l’objectif affiché. Tout comme Worcester, habitué à batailler en fond de classement. Les Warriors ont récupéré Kitchener à Leicester mais les pertes de Singleton, Josh Adams et Ben Te’o ne seront pas faciles à compenser.

Les London Irish, un promu ambitieux

Enfin, les London Irish retrouvent l’élite. Pour en pas revivre le désastre de la saison 2017-2018, les "Irlandais de Londres" n’ont pas fait les choses à moîtié. Les hommes des "Daclan" (Danaher et Kidney) ont recruté Sean O’Brien (Lion Britannique en 2017), Waisake Naholo, le phénomène à l’aile, non sélectionné avec les Blacks pour le Mondial, ou encore Sekope Kepu (ex-UBB), premier pilier de l’histoire des Wallabies à avoir atteint la barre des 100 sélections. N’oublions pas non Paddy Jackson, ouvreur éphémère de Perpignan.

Enfin, on se demandera comment un promu, avec un salary cap d’à peine plus de 8 millions d’euros, peut-il faire aussi fort sur le marché des transferts ? Le "marquee player" n’explique pas tout. Les Saracens le savent bien…

Le programme Vendredi : Bristol - Bath (20 h 45). Samedi : Exeter - Harlequins, Sale-Gloucester, Saracens- Northampton, Worcester - Leicester (16 heures). Dimanche : Wasps - London Irish (16 heures).

Par Enzo Diaz et Théo Fondacci
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