• Christian Lealiifano, ouvreur de l'Australie
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Entretiens

Lealiifano : « Une charge de travail adaptée »

L’ouvreur de l'Australie, Christian Lealiifano, au parcours atypique se livre avant le quart de finale contre l’Angleterre. Un match que le joueur des Brumbies aborde avec sérieux.

Il y a trois ans, on vous diagnostiquait une leucémie. Aujourd’hui, vous disputez une Coupe du monde. Comment vous sentez-vous ?

Très bien ! Il m’a simplement fallu un peu parler de la gestion de ma charge de travail avec le staff. Je suis vraiment reconnaissant de la façon dont Michael (Cheika) et le staff ont géré ça. Je me sens très bien. J’ai attrapé un petit rhume mais je pense que c’est à cause du changement de temps avec l’arrivée du typhon. C’est la seule petite embûche, autrement tout va bien physiquement et mentalement.

Vous sentez-vous prêts à enchaîner trois matchs, dans le cas où l’Australie irait jusqu’en finale ?

C’est difficile à dire… Il faudra voir match après match comment je me sens. C’est quelque chose qui s’évalue au jour le jour. J’aurai confiance si on fait appel à moi mais je pense que, chaque semaine, il faudra voir où on en est, évaluer les états de forme.

Vos possibilités d’association sont multiples, derrière, avec l’Australie. Cela peut-il brouiller les cartes et perturber l’Angleterre dans sa préparation du match ?

Franchement, je ne pense pas. On n’y va pas avec l’idée de les surprendre. On se concentre sur nous-mêmes et je pense que les Anglais en font de même. De notre côté, on se contente de travailler sur les meilleures associations possible, celles qui, à notre avis, nous permettront d’être les meilleures possible. Et c’est vrai qu’il y a un peu de choix.

Quelle sera la clé de ce match ?

Être capable de tenir le ballon, en prendre soin quand on l’a et être solides défensivement.

En juin dernier, Shaun Berne a rejoint le staff des Wallabies en tant qu’entraîneur de l’attaque. Que vous a-t-il apporté ?

Shaun, c’est un personnage atypique. Avant de parler de technique, il faut commencer par parler de son sens de l’humour. Moi, j’adore ! J’aime aussi sa vision du rugby. Il apporte des idées différentes en attaque, il nous demande de sortir des sentiers battus. J’aime vraiment travailler avec lui. C’est un bon gars et un très bon coach.

Les Anglais vous opposeront l’association Ford-Farrell. Que vous inspire-t-elle ?

Ce sont deux joueurs de qualité, tout le monde le reconnaît. Ils sont bons et on va devoir maîtriser ce qu’on fait pour pouvoir lutter avec eux.

Que faire pour relever le défi physique qu’imposent les Anglais ?

On est conscients que le niveau va s’élever par rapport aux rencontres de la phase de poule. On va contrôler ce qui peut l’être, c’est-à-dire notre condition physique et notre préparation au quotidien jusqu’au match... Les entraînements ont été bons, on progresse de semaine en semaine, y compris depuis le début de la compétition. On essaie d’améliorer de petites choses comme notre physique. Si on arrive à être prêts, et on s’entraîne pour ça, alors on aura fait un grand pas. 

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