Navidi : « On doit énormément à Warren... »

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Josh Navidi, troisième ligne du pays de Galles, assure que son groupe se sent redevable envers son sélectionneur, en poste depuis 12 ans. Et veut lui offrir la sortie qu’il mérite.

En quoi la préparation d’un quart de finale de Coupe du monde est-elle différente d’un grand match du Tournoi ?

C’est une semaine spéciale pour un match spécial. Nous savons ce qui se prépare ce week-end : c’est un match à élimination directe. Cela change tout et nous avons hâte d’y être.

Ce pourrait aussi être le dernier match de Warren Gatland à la tête du pays de Galles, qu’il dirige depuis douze ans maintenant…

Il est là depuis si longtemps. Il a guidé cette équipe vers tant de victoires, de grand chelem, de Coupes du monde… Je suis sûr qu’il saura nous guider encore comme il le faut face à la France. Il nous donne tellement de confiance… Il nous a toujours tiré vers le haut. Son palmarès parle pour lui et donne une idée de ce qu’il a apporté au pays au cours de toutes ces années.

Vous lui sentez-vous redevables ?

On doit énormément à Warren ainsi qu’aux autres membres du staff qui vont nous quitter après de nombreuses années de travail. On veut leur offrir la sortie qu’ils méritent : c’est à dire la plus meilleure qui soit. Ils le méritent vraiment. On veut donc continuer d’avancer de match en match, comme on l’a fait depuis les phases de poule.

Que vous a-t-il apporté personnellement, entre votre première cape et aujourd’hui ?

Il m’a accompagné quand je suis arrivé dans le squad. Il a fait en sorte que je m’y sente bien. Aujourd’hui que j’ai davantage d’expérience, nos échanges sont davantage d’ordre technique, notamment par rapport à mon récent repositionnement en 8 et ce que je dois faire derrière la mêlée. En fait, il m’a toujours aidé.

Et que vous a apporté Shaun Edwards, en tant que joueur ?

Shaun sait ce qu’il veut et il le dit. Et si tu ne fais pas ce qu’il veut, tu vas l’entendre hurler ! Honnêtement, il m’a énormément appris sur la technique de plaquage ainsi que sur les zones de ruck. C’est vraiment son truc. Il a énormément d’énergie aussi. Il peut être parfois très calme, et exploser dans la minute qui suit. C’est assez marrant…

Quels souvenirs gardez-vous de vos dernières oppositions contre les Français ?

C’est toujours dur contre eux. On l’a encore vu lors du dernier Tournoi des 6 Nations, à Saint-Denis. On a mal démarré le match et on a eu beaucoup de mal à revenir. Ils ont un pack puissant, et des joueurs dangereux derrière… on a pleinement conscience de cela.

On sait que votre père Hedy, un ancien lutteur, a une grande influence sur vous. Vous a-t-il déjà "briefé" sur ce match ?

Je ne l’ai pas encore vu, il est encore à Kumamoto. Mais je pense qu’on va se voir avant le match oui, et il me fera un petit point. C’est génial de le voir voyager, il ne le fait pas souvent. Et puis c’est un grand amateur de sport, donc je sais qu’il se régale à voir autant de matchs. Mon frère arrive vendredi aussi.

Le pays de Galles part favori, mais ne craignez-vous pas d’être trop sûrs de vous ?

Non, je ne pense pas. On n’a pas le melon vous savez… On sait juste de quoi on est capables sur le terrain. On se connaît tous très bien aussi, cela aide dans les moments difficiles. 

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