• Billy Vunipola fait partie des joueurs les plus puissants de la planète. Incertain contre la France, le numéro huit des Saracens et du XV de la Rose sera bien sur le terrain contre l’Australie. Pour le plus grand plaisir du staff et des supporters anglais.
    Billy Vunipola fait partie des joueurs les plus puissants de la planète. Incertain contre la France, le numéro huit des Saracens et du XV de la Rose sera bien sur le terrain contre l’Australie. Pour le plus grand plaisir du staff et des supporters anglais. PA Images / Icon Sport / PA Images / Icon Sport / PA Images / Icon Sport
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Coupe du Monde

Revoilà Billy

Avec le retour de Billy Vunipola, détenteur exclusif du numéro 8 Anglais depuis un an, Eddie Jones respire un peu mieux.

La grandeur du problème était à la mesure du joueur : samedi dernier face aux Français, Eddie Jones a bien cru devoir se passer de Billy Vunipola. Pas par choix, comme il le prévoyait pour d’autres joueurs cadres de son effectif laissés au repos. Par obligation. Touché à la cheville droite face à l’Argentine, "Billy" était engagé dans une course contre la montre que le typhon Hagibis, dans son sillon de mort, à au moins eu l’occurrence de lui alléger. Pas de match entre la France et l’Angleterre. Pas de forfait pour Billy Vunipola, donc. Ce n’est pas rien.

Dire que le cadet des Sarries est un indispensable au XV de la rose est peu de chose. C’est assez simple, statistiquement : Billy Vunipola a commencé toutes les rencontres de l’année (12 titularisations en 12 matchs). Colossal, évidemment, comme l’aurait été le poids de son absence.

Que les Australiens ne se fassent aucune illusion : pour les affronter ce samedi en quarts de finale, au moment où chaque match compte vraiment, "Billy" sera bien là. L’information est devenue évidente en début de semaine, mardi, après que le joueur a disputé la session d’entraînement dans son intégralité. Sans gêne. "Sa situation s’est bien améliorée. Il était en forme à l’entraînement, il a tout fait et il nous est apparu en super forme" se félicitait déjà mercredi, l’entraîneur des avants Steve Borthwick. Son adjoint à la défense, le Néo-Zélandais John Mitchell, en disait un peu plus. "C’est une grande nouvelle. Billy est un joueur extrêmement important pour nous, avec une grande influence sur l’équipe. Par sa capacité à porter les ballons, tout d’abord. Il aime ça et il y excelle. Son apport physique nous permet souvent d’inverser une pression négative ou d’accentuer une pression positive sur l’adversaire. C’est un point central."

Aucun plaquage contre les États-Unis

Voilà pour les bonnes notes. Maintenant, les plus douloureuses. Aussi précieux soit-il dans le système anglais, Billy Vunipola réalise-t-il, actuellement, une bonne Coupe du monde ? "Personne n’est irremplaçable. Pourtant, Billy est considéré comme tel. Quand sa blessure est survenue et qu’il y a eu un vent de panique, j’ai donc regardé les statistiques de ses trois premiers matchs de Coupe du monde" raconte Clive Woodward, sélectionneur des champions du monde 2 003 dans les colonnes du DailyMail. Qu’y a-t-il lu ? "à mes yeux, son meilleur match était face au Tonga et les statistiques confirment cette impression : 35 mètres gagnés et 8 plaquages. Conter les états-Unis, 17 mètres gagnés seulement mais, surtout, Billy réussit la performance de ne pas réaliser le moindre plaquage. Certainement parce que l’Angleterre a eu le ballon la grande majorité du temps. Contre l’Argentine, enfin, 26 mètres gagnés et deux plaquages seulement." Et donc, Sir Clive ? "Ces statistiques montrent que Billy ne fait jusqu’ici pas une grande Coupe du monde. Mais il a déjà connu des hauts et des bas. Et, généralement, il y a toujours un grand match qui attend au coin de la rue." Ses grands matchs, Billy Vunipola a justement la bonne habitude de les réserver pour les rencontres décisives. En Champions Cup, il n’est pas rare de le voir auteur de performances quelconques, en phase de poule. Quand vient le temps des finales, il redevient alors tout simplement le joueur le plus puissant de la planète. Sale temps pour l’Australie...

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