• Théo Belan (Stade toulousain) contre Castres
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Théo, après des bas

Derrière une saison quasi blanche, Théo Belan, trois-quarts centre de Toulouse, profite de la coupe du monde pour retrouver des sensations.

Le 24 août, lors de la première journée, Théo Belan inscrivait à l’heure de jeu son premier essai toulousain. Pour sa quatrième apparition sous ce maillot, pourtant rejoint durant l’été 2018 en provenance de Lyon, après ses débuts à Toulon. La raison ? Une succession de blessures et d’interventions aux adducteurs qui ont gâché ses premiers mois dans la ville rose. Aujourd’hui, il se veut franc : "J’ai vécu une année de m... Il n’y a pas d’autre mot. J’ai fait trois pauvres bouts de match la saison passée. Le pire, c’est que je n’étais pas bien physiquement et que j’ai dû être de nouveau opéré derrière." L’intéressé a goûté la fabuleuse aventure du club, jusqu’au Brennus, avec une retenue assumée. "Honnêtement, je ne peux pas me sentir champion. J’ai une vision trop drastique pour ça. J’ai connu avec le RCT des périodes où il y avait beaucoup de gloire mais je ne me sentais pas non plus champion à la fin quand je faisais cinq ou six matchs dans la saison. Je prends l’effervescence et la fête et je veux des souvenirs. Mais mon but n’est pas de gagner des titres de la sorte. Je le veux en étant sur le terrain ou en ayant joué vingt matchs." Cela a le mérite d’être transparent. Belan a traversé des heures sombres, lui pour qui l’histoire toulousaine n’avait pas démarré. "J’ai vraiment douté chez moi mais mon implication n’a pas changé et, lorsque j’allais au stade m’entraîner, mon objectif était de faire mon retour le plus vite possible, sans douleur."

"Comme une recrue"

Débarrassé de ses ennuis, Belan connaît une forme de renaissance ces dernières semaines. Titularisé cinq fois, le joueur monte en puissance, comme l’ont prouvé sa prestation aboutie et ses deux passes décisives face à Castres. "Me sentir bien, c’était déjà une victoire. Parfois, on a du mal à imaginer, en voyant les joueurs, le chemin par lequel ils passent pour revenir. Enchaîner les matchs, c’est une autre victoire. J’ai l’impression que, petit à petit, je reprends des repères dans une équipe qui produit de plus en plus de jeu. J’essaye de me fondre dans le collectif. Avec le rythme, quand tu te réadaptes physiquement, tu peux te proposer et mieux te placer en fonction des coéquipiers. Je prends tout ce qu’il y a à prendre." Satisfait de la confiance actuellement accordée. "En début de saison, les coachs m’ont dit qu’ils me considéraient comme une recrue. Je suis dans cette posture." Même s’il a conscience de profiter de la Coupe du monde, et de l’absence des internationaux, pour bénéficier de temps de jeu. "C’est surtout une situation favorable pour les jeunes d’habitude. J’aimerais l’être mais, l’air de rien, je vais sur mes 27 ans (rires). Le contexte avec Sofiane (Guitoune) et Romain (Ntamack) au Japon - je leur souhaite d’aller le plus loin possible - m’avantage clairement. "

Surtout qu’il est dans sa dernière année de contrat. Il faut donc séduire, son staff ou un autre. Lui se dégage de cette pression : "Je réfléchis parfois à mon avenir en dehors mais ça n’influe pas du tout quand je suis en match, à l’entraînement ou en salle de muscu. Ça ne me chamboule pas. Que ce soit ma première année de contrat avec quatre saisons derrière ou ma dernière avec six mois devant moi, j’évolue avec la même intensité." Tant mieux, car lui veut, si ce n’est s’imposer définitivement avec le retour des cadres à venir, du moins jouer un rôle dans le prochain roman stadiste. "J’ai envie de rester dans la rotation. Qu’on me mette 12, 13, ailier ou remplaçant, je veux apporter ma pierre à l’édifice. Et si, je l’espère, on va encore chercher un titre, je me sentirai alors champion cette fois."

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