Williams : « Le pays de Galles n’a pas encore montré son meilleur rugby »

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Shane Williams a vécu en tant que joueur la demi-finale de la Coupe du monde 2011 perdue par le pays de Galles contre la France (8-7). L’ancien ailier supersonic estime que le XV du Poireau en a gardé sous la pédale depuis le début de la compétition. Pas vraiment une bonne nouvelle pour les Bleus.

Vous étiez titulaire lors de la dernière défaite du pays de Galles en Coupe du monde contre la France. Quels souvenirs gardez-vous de cette demi-finale ?

Shane Williams : C’était clairement un des pires souvenirs de ma carrière. C’était ma dernière Coupe du monde, le match était très serré…et oui c’était très dur ! On avait perdu Sam Warburton sur carton rouge très tôt dans la partie mais cela ne nous avait pas empêché d’être constamment dans le match et on a même été très près de le gagner. Ce fut un moment difficile mais c’est le rugby et je ne le vis pas comme un regret. Le fait de rencontrer de nouveau la France, dans ce quart de finale de Coupe du monde, s’apparente, pour tous ceux qui étaient sur le terrain en 2011 et qui sont encore dans cette équipe, à un match de la rédemption.

Huit ans après, le pays de Galles semble nettement favori face aux Bleus…

S.W. : Le pays de Galles joue un beau rugby depuis pas mal de temps et c’est vrai qu’il bat régulièrement la France ces dernières années. En ce sens, on peut dire qu’il est favorit. Maintenant, ce dimanche, ce sera un quart de finale de Coupe du monde, et sur un tel match, chacune des deux équipes peut l’emporter. Les Gallois savent que l’équipe de France est très difficile à manœuvrer en Coupe du monde. Elle aime le beau jeu et elle a des individualités très fortes.

Les Gallois vous ont-ils convaincu depuis le début de la compétition ?

S.W. : Selon moi, le pays de Galles n’a pas encore montré son meilleur rugby. C’est dans un sens encourageant pour la suite. En revanche, les gars ont été très solides en défense. Du côté des arrières, on a vu que les individualités pouvaient apporter du danger même si on est, selon moi, encore loin d’avoir tout vu. L’équipe a terminé la phase de poules avec quatre victoires donc c’est pour moi convaincant et il faut s’en réjouir.

Biggar est un garçon solide et il en faut beaucoup pour lui faire mal quand on joue dans la règle

Quelle est selon vous la clé de ce quart de finale ?

S.W. : Je crois que ce sera la capacité à bien tenir le ballon. Les zone de rucks un peu aussi à condition de ne pas aller trop souvent au-delà dans ces phases. Je crois que ce que font les Gallois dans ce secteur est plutôt bien et ils devront continuer, comme ils devront continuer d’être solides en défense et être bons dans le jeu au pied. Ils n’auront pas forcément besoin de remporter le match de la possession de balle du moment qu’ils arrivent à créer quelque chose quand ils auront ce ballon. Si le pays de Galles réussit ça, cela devrait le faire.

Quels conseils donneriez-vous à ceux qui disputeront ce dimanche leur premier quart de finale de Coupe du monde ?

S.W. : Juste de profiter de cette expérience. Ce sera le match de rugby le plus important de leur carrière mais ce ne sera au final qu’un match de rugby. Il ne faut donc absolument rien changer par rapport à ce qu’ils ont l’habitude de bien faire en club, notamment la façon d’aborder les matchs. 

Pensez-vous que Dan Biggar, qui a subi deux commotions cérébrales rapprochées durant la compétition, sera particulièrement visé ?

S.W. : Un ouvreur est de toute façon toujours ciblé. Je crois que Dan est un garçon solide et il en faut beaucoup pour lui faire mal quand on joue dans la règle. On verra bien.

Anthony Tallieu
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