• Impérial jusqu’à cette funeste 47e minute qui lui a valu un carton rouge, Sébastien Vahamaahina a contribué au sabordage du XV de France. Rageant. Photo Midi Olympique - Patrick Derewiany
    Impérial jusqu’à cette funeste 47e minute qui lui a valu un carton rouge, Sébastien Vahamaahina a contribué au sabordage du XV de France. Rageant. Photo Midi Olympique - Patrick Derewiany
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Coupe du Monde

Et "Vahaa" a disjoncté...

Auteur d’un coup de coude inutile et violent, le deuxième ligne clermontois a écopé d’un carton rouge. Et plombé le match de son équipe.

Il n’y a pas eu grand doute, quand les écrans géants du stade ont diffusé les images. Au premier visionnage, on serre les dents devant la violence du coup infligé au visage de Aaron Wainwright. Au second, on revient sur terre : le revers du coude de Sébastien Vahaamahina vient heurter directement le menton du troisième ligne gallois. Pas de doute, c’est carton rouge.

Ce geste a-t-il pesé lourd dans la défaite des Bleus ? Bien sûr. Dominateurs jusque-là, ils perdaient de leur marge. Pour autant, ils n’ont pas sombré. "Même après le rouge, on a réussi à adapter notre stratégie. On a un peu moins été dans les rucks, on a réussi à les enfermer chez eux. À la 72e minute, on est encore sur leur ligne, donc ce n’est pas forcément le virage", jure à ce propos le vice-capitaine Jefferson Poirot. Tous ne partagent pas son avis. Louis Picamoles confirmait lui que "jouer trente minutes à quatorze face à une équipe comme le pays de Galles, ce n’est pas évident. Surtout qu’au moment du carton rouge, on est dans une position de marque. Le match aurait été différent. C’est sûr que ça ne nous a pas aidés." Son entraîneur Jean-Baptiste Elissalde allait dans son sens : "C’est forcément le tournant du match. L’équipe prend un coup sur la tête. À partir de là, on subit un peu. On aurait aussi pu trouver d’autres ressources, peut-être plus stratégiques à certains moments."

Seulement son huitième carton en carrière

L’unanimité, finalement, s’est faite sur la personne. Si le geste est inexplicable et indéfendable, l’homme est en revanche défendu bec et ongles par ses coéquipiers. "Il a pété un plomb, voilà tout. Mais le groupe ne lui en veut absolument pas", promet son coéquipier Camille Lopez. Le Racingman Wenceslas Lauret semblait même attristé par la situation. "Il s’est excusé, il s’en veut. C’est dur pour lui. Il prend un rouge, on perd, c’est vraiment dur. C’est un excès de générosité." Une question reste : Vahaamahina est-il coutumier du fait ? Pas vraiment, en fait. En bientôt dix ans de carrière et plus de 200 matchs en pro, le Clermontois n’a écopé que de six cartons jaunes. Un total extrêmement faible, en considérant son poste. Une autre fois, il avait écopé d’un carton rouge. Mais ses "coups d’éclat" sont retentissants et marquent les esprits. À Agen, l’an dernier, il avait été exclu pour avoir donné un coup de poing au visage de Corentin Braendlin, avant d’adresser des doigts d’honneur au public lors de sa sortie du terrain. Autre fait marquant, même s’il n’est pas lié avec des problèmes d’indiscipline : en février dans le Tournoi des 6 Nations, sa passe sautée "suicide" avait terminé son vol dans les bras de George North. C’était face au pays de Galles, déjà. Et cela avait coûté la victoire aux Bleus.

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