Le Racing l’a en Travers

  • Yoan Tanga-Mangene
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Dominateurs en conquête, les Franciliens sont passés tout prèsd’une nouvelle victoire à l’extérieur et pourront regretter leur indiscipline et leur manquede lucidité dans les dernières minutes.

La mine déconfite du manager Laurent Travers en conférence de presse ne laissait pas de doute quant au motif principal de la défaite du Racing à La Rochelle, selon lui : le satané arbitrage. Ah sacré Monsieur Descottes, avez-vous fauté ? 12 pénalités contre 8, la différence est notable, ne manque pas de faire réagir mais n’est pas du tout scandaleuse lorsqu’on analyse la deuxième période entreprenante des Maritimes, qui ont monopolisé la possession et entraîné l’indiscipline dans les rucks des Franciliens. Soyons sérieux, les Racingmen, conquérants et dominateurs en première période auraient sans doute mérité de mener de plus de trois points après 40 minutes. D’où l’amertume de Laurent Travers. "Il y a de quoi être frustré et énervé. Si on regarde les trois clés du match compte tenu des conditions climatiques, c’est-à-dire la défense, la conquête et la discipline, il y a deux points sur lesquels on gagne et le dernier on le perd et c’est ce qui nous coûte le match. " Trop souvent pénalisés, les coéquipiers d’Henry Chavancy l’ont été. "Il faudra l’analyser, disait encore le manager. Ça dépend de nous, il faut qu’on soit capable de l’améliorer et de faire en sorte que dans les prochains matchs, nous soyons meilleurs dans ce domaine."

Laurent Travers : "Une équipe a été récompensée

Par des pénalités et l’autre pénalisée par les pénalités"

À écouter le manager du Racing, il est difficile de savoir s’il regrette l’indiscipline chronique de son équipe ou uniquement les décisions du corps arbitral. Une de ses saillies en conférence de presse sonne finalement le glas de la question. "Sur l’ensemble du match, nous sommes beaucoup plus pénalisés qu’eux mais, en revanche, en termes de conquête, de défense et d’intensité, nous avons été meilleurs. Ce n’est pas faire injure mais la vérité elle est là. Quand vous regardez le match, vous vous posez encore une fois la question de pourquoi il est perdu. La raison, on l’a comprise. Une équipe a été récompensée par des pénalités et l’autre pénalisée par les pénalités." Et comme pour bien appuyer ses propos, l’homme fort du staff francilien rajoutait : "Vous avez bien entendu ?" Reçu cinq sur cinq. Quoi qu’il en soit, les coéquipiers d’Olivier Klemenczak ont réussi à faire douter leurs adversaires, rendant longtemps le stade Marcel-Deflandre insonore malgré les quelque 16 000 fidèles qui s’étaient courageusement déplacés. Avec cette défaite à zéro point dans les bagages, les Racingmen se retrouvent 13e et avant dernier du Top 14. Si cela semble loin d’être inquiétant compte tenu des retours prochains des Mondialistes et d’un championnat toujours plus serré, Laurent Travers n’aime pas noyer le poisson et ne veut pas se cacher. Surtout à deux semaines d’un derby face au Stade français qui apparaît déjà comme crucial. "On peut être inquiet et il faut l’être, que cela soit pour la qualification ou le reste. Il y a quand même 8 matches déjà joués sur 26, c’est quasiment un tiers de la saison. Il ne faut pas se cacher, ce qui est important c’est d’être lucide, d’affronter les choses et de les analyser. Le constat ne suffit pas et on va s’y atteler." 

Paul Arnould
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