• Il y a quelques semaines, les Appaméens avaient tenu la dragée haute à l’ogre albigeois. Photo A. D.
    Il y a quelques semaines, les Appaméens avaient tenu la dragée haute à l’ogre albigeois. Photo A. D.
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Fédérale 1

Pamiers : L’école de la patience

Longtemps éloigné du haut niveau, le club ariégeois retrouve l’élite amateur avec sérieux et patience.

éric Granier, alors président du Sporting Club appaméen, déplorait en 2009 qu’en dessous d’une ligne Bordeaux-Montpellier, un seul département ne disposait pas d’un club pro ou semi-pro : l’Ariège. C’est désormais chose faite. Le président Sannac, qui prenait les rênes du club aux damiers en 2015, donnait alors la ligne de conduite : retour au club d’un maximum de joueurs partis évoluer dans des formations de niveau supérieur. Cela commençait par Benoît Marfaing, qui enfilait les casquettes de joueur, entraîneur et manager sportif. Rapidement, on voyait alors revenir Matthias Lledos, Thibaut Alvarez, Loïc Simon, Cedric Gatti, Julien Sentenac et d’autres. La création d’un pôle perfectionnement permettait enfin l’émergence de quelques jeunes de talent tels que les frères Casenave ou Tom Vergnes. C’est avec un groupe presque à 100 % ariégeois que le club de la basse vallée atteignait l’objectif sur sept ans fixé par le duo Sannac-Marfaing : la Fédérale 1. Obtenue en avance, malgré une énorme déception en demi-finale contre le club cousin (métallurgie oblige) d’Issoire.

Trois cents licenciés

Cette nouvelle saison a commencé par une satisfaction : la quasi-totalité de l’effectif poursuit l’aventure, renforcée de quelques recrues rendues obligatoires par le niveau d’exigence à venir. De nouveaux maîtres mots sont désormais affichés au fronton du club house historique de Magnagounet : stabilité, patience, formation. Loin d’imaginer une qualification, le SCA peut se satisfaire de son début de saison. Malgré ce que les annales retiendront comme "le faux pas contre Mauléon", les Damiers ont montré leurs belles valeurs devant l’équipe d’Albi en ne lui concédant que six points. Fort de ses trois cents licenciés (auxquels il faut ajouter la centaine d’enfants répartie dans les clubs voisins dont il est le support), le Sporting veut désormais pérenniser sa situation en accentuant la formation. La création d’un BPJEPS début 2021 avec la collaboration de la Chambre des métiers et du Creps en sera la preuve.

Midi Olympique
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