UBB : une touche d’agacement

  • Le plaquage du capitaine Mahamadou Diaby sur l’arrière briviste Thomas Laranjeira aura coûté cher à son équipe. Photo DR
    Le plaquage du capitaine Mahamadou Diaby sur l’arrière briviste Thomas Laranjeira aura coûté cher à son équipe. Photo DR
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Bordeaux est revenu fanny de Brive. La faute notamment à un alignement déficient. Un coup d’arrêt sur le chemin de la conquête girondine.

"Oui, je suis agacé même si on en perdra d’autres, des matchs…" Depuis le terrain Amédée-Domenech, Christophe Urios enrage encore, une bonne heure après le coup de sifflet final. Pour la première fois de la saison, son équipe a terminé une rencontre sans point à ajouter à son compteur, au classement. Le carton rouge de Mahamadou Diaby a contrarié ses plans. Mais même en infériorité numérique, Bordeaux-Bègles aurait pu espérer mieux… "Plein de choses n’ont pas fonctionné", souffle le manager. L’une d’entre elles retient particulièrement son attention : la performance de l’alignement, "le meilleur de France", pourtant, si l’on en croit Jean-Baptiste Péjoine. "Mais comment perd-on six ballons sur un match ?", interroge le manager girondin. La sortie de Diaby couplée à l’entrée en jeu de l’excellent contreur Matthieu Voisin explique en partie cette défaillance. Aux yeux de Christophe Urios, le problème vient d’ailleurs : "Je vois deux ou trois lancers très bas. Et tiens, je prends un exemple précis qui a le don de me mettre les nerfs. Nous avons une touche que l’arbitre nous demande de refaire. Et là, on refait le même lancer. Les Brivistes ne sont pas cons et sautent dans la même zone. On a manqué un peu de jugeote, de maîtrise globalement." En début de seconde période, une série de pénaltouches aurait pu permettre à l’UBB de prendre les devants. En vain, les sauteurs corréziens ont enrayé la mécanique bordelaise. Pour le plus grand plaisir de Jeremy Davidson, heureux d’avoir vu les événements tourner dans son sens : "Ils avaient choisi de miser sur un alignement dense par rapport au temps qui était prévu. Il devait pleuvoir mais il a fait beau…" Et l’ancien entraîneur des avants de l’UBB d’ajouter, malicieux, au sujet des adversaires du soir : "Ils voulaient gagner leur finale…"

"Il faut arrêter les conneries"

Une référence aux déclarations d’avant-match de son homologue manager, désireux de venir prendre les quatre points en Corrèze. Le sujet, aussi, agace Christophe Urios : "Les Brivistes ont fait les malins à la fin. Ils peuvent afficher les trucs dans le vestiaire en disant qu’on manque de respect. Ça, ce sont des petits. Oui on voulait gagner à Brive mais comme tout le monde. Je ne vois pas où il y a le problème. Il faut arrêter les conneries." Le sujet est clos même si le technicien ne veut pas oublier : "C’est une bonne claque dans notre gueule qui doit nous servir. Nous n’avons pas été à la hauteur. Bravo à Brive. On s’en rappellera quand ils viendront."

Ces petites contrariétés mises à part, Christophe Urios et ses hommes partent en vacances avec les idées claires : "Le bloc a été plutôt bien maîtrisé : avec un peu plus de conviction, on doit gagner à Montpellier, avec plus de maîtrise, ça peut passer à Lyon, et il y a eu un bon match face à Clermont." Maxime Lucu relativise : "C’est un petit coup d’arrêt mais le début de saison est quand même réussi." Les congés arrivent tout de même à point nommé. 

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