• Romain Ntamack devrait faire partie des Bleus que l’on reverradès le prochain Tournoi. Photo MO - DP
    Romain Ntamack devrait faire partie des Bleus que l’on reverradès le prochain Tournoi. Photo MO - DP
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XV de France

Les jeunes prennent date

L’équipe de France est à un nouveau tournant de son histoire. Comme tous les quatre ans, elle va dire adieu à ses néoretraités.

Le premier d’entre eux n’est autre que son capitaine, Guilhem Guirado. à l’aube de sa carrière internationale riche de 74 capes, le néo-Montpelliérain a évoqué en conférence de presse l’héritage qu’il souhaite laisser aux jeunes générations : "J’ai toujours été bienveillant. J’ai toujours attaché énormément d’importance au fait d’introniser les jeunes joueurs. C’est important de rentrer dans la famille du XV de France : ça arrive à tellement peu de joueurs." Cette famille va aussi perdre d’autres membres importants, comme le troisième ligne centre Louis Picamoles, 82 sélections et le centre Wesley Fofana qui en compte 48. Tous trois ont d’ores et déjà annoncé la fin de leur carrière internationale et ne disputeront pas le prochain Tournoi des Six nations.

Et puis il y a les autres, qui ont encore de beaux restes et qui seront précieux dans les prochaines échéances : l’on pense ici à l’arrière Maxime Médard qui fut l’un des meilleurs Bleus à Oita grâce à sa justesse, son placement et son pied gauche. On pense aussi à Yoann Huget, dont la densité physique a permis de contenir le puissant George North. Et il y a enfin l’ouvreur Camille Lopez, qui nous faisait ce demi-aveu dans l’interview qui suit : "J’ai trente ans, le temps passe. Dans un coin de ma tête, je me suis maintenant préparé à ce que le rugby international s’arrête. Il y a des jeunes joueurs qui arrivent." Un constat partagé par Guirado : "J’espère avoir été un bon mec avec les jeunes joueurs, je suis taquin parfois, dur aussi parce que j’ai de l’estime pour eux. Avant tout, j’ai toujours été naturel, j’ai toujours pensé au fait de prendre du plaisir et à la chance que l’on a de représenter son pays. J’ai dit ce que je pensais dans le vestiaire : le plus important, c’est ce qu’ils vont faire demain. Le talent est bien présent." Et l’on ne saurait donner tort à Captain Guirado.

Antoine, Romain, Damian et les autres…

Pourquoi ? Parce que la relève est déjà là pardi, et qu’elle a du talent à revendre. En conférence de presse, le sélectionneur gallois Warren Gatland louait Antoine Dupont, ce neuf qu’il avait identifié comme étant "à l’origine d’un grand nombre d’actions dans le jeu français". Quelques minutes plus tard, l’ouvreur Dan Biggar rendait hommage à son jeune vis-à-vis, Romain Ntamack : "Il doit être très déçu mais ce mec a l’avenir devant lui. Il a très bien joué ce soir." Ces deux-là sont partis pour rester avec l’équipe de France. Et puis il y a aussi le troisième ligne centre Grégory Alldritt, qui a signé une belle Coupe du monde, au même titre que Damian Penaud et ses accélérations foudroyantes qui ont filé les tournis à toutes les défenses qu’il a affronté. Citons aussi le pilier Jefferson Poirot qui n’a que 26 ans et à qui on a même confié l’honneur d’être le capitaine de nos Bleus. Sans oublier Virimi Vakatawa qui, à 27 ans, est la véritable révélation de ce Mondial et qui ne compte "que" 21 sélections tricolores. Citons enfin ceux dont la participation a, pour une raison ou une autre, été limitée : l’arrière Thomas Ramos, le pilier Demba Bamba, le centre Pierre-Louis Barassi, voire inexistante pour le deuxième ligne Félix Lambey. Tous ces hommes composeront sans doute le XV de France de demain dont le chemin, on l’espère, ne s’arrêtera pas en quart de finale de ce qui sera "son" Mondial, en 2023.

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