• Les Saracens champions de la Gallagher Premiership la saison passée sont en attente du verdict dans l'affaire du Salary Cap
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Premiership

Les Saracens en attente du verdict

Dans l’affaire du dépassement salarial du club londonien, un comité indépendant a rendu ses conclusions. On les connaîtra après la finale de la Coupe du monde.

Qu’est ce qui va arriver aux Saracens ? Le petit monde du rugby anglais est à l’affût de la moindre information, tant le sujet est sensible. On sait que Premiership Rugby (PR), l’instance qui gère le championnat, a commandé un rapport à un comité indépendant. Ses conclusions ont été rendues mais l’instance a préféré repousser leur publication pour ne pas faire de l’ombre au parcours du XV de la Rose. PR l’a annoncé officiellement aux patrons des onze autre clubs d’élite.

Les Saracens sont accusés d’avoir dépassé depuis plusieurs années le fameux plafond salarial de 7 millions de livres (9 millions d’euros). Les autres clubs, qui en sont persuadés, ne le supportent pas et ils poussent les autorités à sévir vis à vis de ceux qui fausseraient la compétition.

Dix joueurs encore au Mondial

Évidemment, on n’empêche pas les rumeurs de courir… Si les Sarries étaient vraiment convaincus de tricherie, les Londoniens pourraient subir une pénalité de 35 points et seraient sans doute obligés de réduire drastiquement leur budget. Concrètement, cela pourrait amener les joueurs majeurs du club à chercher très vite de nouveaux employeurs. Les Saracens comptent encore dix joueurs en course pour les demies : huit avec l’Angleterre, un avec le pays de Galles (Liam Williams) et un avec l’Afrique du Sud (Vicent Koch). Les patrons du rugby pro anglais ont voulu les protéger alors qu’ils vivent potentiellement le plus beau moment de leur carrière.

Le championnat d’Angleterre pourrait donc être secouer dans les semaines qui viennent. Les Saracens pourraient perdre de leur superbe. Quelques joueurs, et non des moindres, pourraient se retrouver sur le marché. On se souvient que Nigel Wray, leur propriétaire, avait été obligé de reconnaître qu’il avait bien permis à certains joueurs de bénéficier de partenariats dans divers programmes immobiliers (son domaine de prédilection). C’est a priori l’archétype du paiement déguisé. C’était la première fois, à notre connaissance, qu’un président d’un grand club reconnaissait le contournement des limites salariales.

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