Montauban : opération marathon

  • Les Montalbanais ont repris dès ce début de semaine l’entraînement pour appréhender cet enchaînement de rencontres. Photo S. B.
    Les Montalbanais ont repris dès ce début de semaine l’entraînement pour appréhender cet enchaînement de rencontres. Photo S. B.
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Après les reports des matchs suite à l’épisode du staphylocoque, l’USM devra enchaîner une série de huit matchs consécutifs. Une situation inédite à ne pas prendre à la légère.

L’épidémie de staphylococcie, même terminée, continue d’impacter le club de Montauban. La Ligue Nationale de Rugby avait décidé de reporter les rencontres Aurillac - Montauban au 29 novembre et Montauban – Aix-en-Provence au 13 mars 2020. Problème du déplacement dans le Cantal ? Il intervient lors de la coupure entre les troisième et quatrième blocs de matchs de Pro D2. Ce qui fait que les Montalbanais devront enchaîner huit semaines de compétition, à l’image d’équipes de l’élite qui prennent part au Top 14 et à la Coupe d’Europe. "Nous allons essayer d’avoir la même gestion que ces clubs dans les semaines d’entraînement et la gestion des joueurs", avance Matthias Puigmal, préparateur physique de l’USM. Même si ces joueurs sont davantage destinés à lutter pour le maintien en Pro D2 que le Top 14 et la Champions Cup...

Des déplacements périlleux

Déjà cette semaine, le programme des joueurs du Tarn-et-Garonne a été adapté à ce changement de calendrier. Alors que la majorité des autres pensionnaires de la division avaient droit à une semaine de vacances, les Vert et Noir ont décidé de travailler le début de semaine. "On a bossé fort en début de semaine pour préparer cette série de matchs, mais aussi pour retrouver un certain niveau physique après trois semaines en pointillé, justifie Matthias Puigmal, qui n’éprouve pas de pression à l’aube de ce marathon. On va attaquer fort la semaine prochaine, de retour des vacances, avant de relâcher au fur et à mesure des matchs." Le préparateur physique sait que l’un des facteurs essentiels sera la rotation effectuée par le staff sportif. Là-dessus, l’entraîneur des avants est transparent. "Forcément il y aura du turnover, reconnaît Jean Bouilhou. On aura besoin de l’intégralité de l’effectif sur ces huit matchs. C’est l’occasion pour les joueurs qui n’ont pas pu encore se montrer, notamment les plus jeunes, de prouver leur talent."

Au point de vue comptable, le risque est grand dans cet enchaînement qui prévoit notamment des déplacements à Oyonnax, Grenoble, Béziers et Perpignan avant Noël. "On ne peut pas dire que c’est du quitte ou double, relativise Jean Bouilhou. L’impératif est placé sur les matchs à domicile, mais on ne lâchera aucune partie." Matthias Puigmal est plus inquiet : "En novembre on va devoir traverser la France deux fois pour aller à Oyonnax puis Grenoble deux semaines après. Cela implique beaucoup de temps passé dans les transports et de plus, la programmation TV nous contraint à avoir un jour de récupération de moins avant la réception de Biarritz (jeudi 7 novembre, N.D.L.R.)." Ce grand huit-là ne sera pas de tout repos.

Midi Olympique
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