USAP : Une relégation bien digérée

  • Les Catalans ont remis la marche avant depuis un mois, en engrangant des victoires et de la confiance. Photo Icon Sport
    Les Catalans ont remis la marche avant depuis un mois, en engrangant des victoires et de la confiance. Photo Icon Sport
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Après un début de saison chaotique, l’Usap relève peu à peu la tête. En témoignent les 133 points inscrits lors de leurs trois dernières rencontres. Le club catalan semble avoir digéré le calvaire du Top 14.

Perpignan aura payé pour (re) voir le Top 14. Deux victoires pour vingt-quatre défaites… Au terme d’une saison cauchemardesque au sein de l’élite du rugby français, revoilà la formation roussillonnaise en deuxième division. Avec, en août dernier, cette inconnue terrifiante : les Sang et Or ont-ils la capacité de se relever d’un tel traumatisme ? Trois mois plus tard, une réponse commence à dessiner. Après un début d’exercice poussif, l’Usap monte clairement en puissance, au point de s’installer à la deuxième place du championnat. Comment les Catalans ont géré l’après-relégation ? Éléments de réponse.

Le choix de la stabilité

Aux grands maux les grands remèdes ? Pas toujours, finalement. Alors qu’il était reparti de zéro en 2014, au lendemain de la première descente de son histoire, le club catalan a surpris nombre d’observateurs la saison dernière en prolongeant la majorité de ses joueurs ainsi que son staff. Fait rare dans le sport professionnel après une telle tempête. Un choix risqué, et non sans conséquence sur ce début de saison. Empruntés, les Catalans ont vécu plusieurs sorties très difficiles, à Provence Rugby et Rouen notamment. "Il y avait une bonne part de chance qu’après la saison que nous avons passée, la confiance ne revienne pas à 100 % tout de suite. L’Usap ne pouvait pas redevenir une équipe en pleine possession de ses moyens dès les premiers matchs", confirme le troisième ligne Karl Chateau.

Une philosophie de jeu assumée

Mais après les désillusions, le déclic. La déroute normande (12-10) a eu le mérite de secouer tout un vestiaire. Résultat, trois victoires consécutives depuis, série en cours. Mieux encore, les Sang et Or viennent d’inscrire 133 points et 18 essais en l’espace de 240 minutes. L’Usap n’est plus la même depuis un mois, clairement. Elle domine ses adversaires, impressionne même. Comme lors de la saison 2017-2018. La clé ? Une philosophie de jeu retrouvée et plus que jamais assumée. "C’est l’équipe de l’Usap que j’aime voir, entreprenante. Avec de l’enthousiasme, de l’engagement et en même temps de la possession. Une équipe, qui crée tout le temps, même dans ses 22", réaffirme Patrick Arlettaz, souvent pointé du doigt depuis un an.

La patte Bastide déjà visible

Au jeu libéré et entreprenant de l’équipe sang et or est venue se greffer, cet été, la patte de Gérald Bastide, nouvel entraîneur de la défense et de la technique individuelle. Le mot d’ordre ? Agressivité. "On veut travailler sur le caractère. C’est l’ADN de notre club et c’est à ça que l’on veut ressembler", confiait Patrick Arlettaz en début de saison. Un virage qui ne s’est pas fait sans sortie de route, puisque l’Usap a parfois fait preuve d’une trop grande indiscipline. "Entre l’agressivité que l’on doit avoir, et la lucidité, on est en train de trouver un juste milieu. Être performant, mais dans la règle", exigeait Gérald Bastide il y a quelques semaines. Des efforts récompensés : après huit journées de championnat, Perpignan a encaissé huit essais seulement. Si elle manque encore de maîtrise, la formation catalane détient la meilleure défense de Pro D2. Une preuve de plus pour affirmer, au terme du premier tiers du championnat, que l’Usap a bel et bien digéré sa relégation.

Midi Olympique
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