Assommé, Hansen assume

  • Steve Hansen (Nouvelle-Zélande) après la défaite de son équipe face à l'Angleterre
    Steve Hansen (Nouvelle-Zélande) après la défaite de son équipe face à l'Angleterre PA Images / Icon Sport / PA Images / Icon Sport / PA Images / Icon Sport
Publié le / Mis à jour le

Les All Blacks n'ont pas rivalisé face aux Anglais, concédant une défaite nette qui pose la question de certains choix mais aussi du futur.

« Ça craint », deux mots de TJ Perenara qui en disent long sur l’état d’esprit qui animait l’équipe des All Blacks après cette fin de règne. Car rarement on aura vu une équipe de Nouvelle-Zélande aussi impuissante à ce stade d’une Coupe du monde. Les triples lauréats ont manqué de solutions face à une Angleterre emballante et maîtresse de son jeu. Et, immédiatement se pose la question de certains choix effectués par le sélectionneur Steve Hansen - qui assume - comme le fait d’avoir sorti Scott Barrett de la cage pour le faire glisser en troisième ligne. Remplacé à la mi-temps, il n’aura eu comme seul fait d’arme qu’un retour à grandes enjambées sur une tentative de débordement de Jonny May, l’ailier anglais… « Si je vous dis que ce fut un échec, Scott ne se sentira pas bien. Je ne vous le dirai donc pas. Je vais le prendre pour moi. Scotty a bien joué. Est-ce que nous voulions prendre plus de ballons en touche ? Oui. Si on pouvait revenir en arrière, on aurait pu faire différemment », expliquait Steve Hansen qui reconnaissait, à demi-mot, une erreur symbolisant le raté dans cette demi-finale. Sans oublier que l’on ne peut qu’imaginer ce qu’aurait pu être cette équipe néo-zélandaise avec Owen Franks en première ligne, laissé à la maison et auquel on préféra le pilier des Chiefs Nepo Laulala.

Les statistiques, elles, ne font qu’appuyer plus que jamais dans le sens d’une défaillance collective à l’image des 11 pénalités et des 16 turnovers concédés, des 12 en-avant, des 2 touches perdues et de la souffrance dans les rucks, autant de munitions laissées en route. « Dans le sport, les résultats sont parfois injustes mais ce n’est pas le cas ce soir », ajoutait Steve Hansen qui avouait en avoir mal au ventre.

Terminer sur une note positive

Logiquement abattus, les Kiwis n’avaient pas véritablement envie de penser trop vite à l’après. « Les joueurs sont extrêmement déçus, confiait Kieran Read, mais les gars ont vraiment donné tout ce qu’ils ont pu et ça n’a pas été suffisant. On va se relever mais là c’est difficile d’expliquer ce qu’il s’est passé. On souffre aujourd’hui mais demain est un autre jour. »
Justement, les All Blacks se tournent maintenant vers le match pour la troisième place ce qui est « plutôt motivant puisque ça nous donne la possibilité de terminer la compétition sur une bonne note », insistait Steve Hansen. Se posera ensuite la question de l’avenir car cette équipe est amenée à évoluer avec un effectif sensiblement différent. Les Mo’unga, Bridge, Goodhue ou Reece ont enchaîné alors qu’ils étaient plutôt inexpérimentés, et il va falloir trouver un successeur à Kieran Read, le tout sous l’égide d’un nouveau sélectionneur. « Cela va alimenter le désir de victoire des prochaines équipes All Blacks. Il faut savoir tirer le positif de tout ça », rassurait un Steve Hansen qui va donc passer le témoin. Un sacré défi. 

Voir les commentaires
Sur le même sujet
Réagir