Béziers : don de temps

  • Thomas Zenon (Béziers)
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Mardi et mercredi, un épisode cévenol d’une rare intensité s’est abattu sur l’Hérault. L’ASBH s’est mobilisée pour venir en aide aux sinistrés de Villeneuve-les-Béziers.

En vingt-quatre heures mercredi, il est tombé jusqu’à 310 millimètres d’eau par mètre carré sur Villeneuve-lès-Béziers. La commune a été inondée en milieu d’après-midi (tous les bassins de rétention et le Canal du midi ont débordé), deux cents habitants ont été évacués et la montée des eaux a atteint 80 centimètres dans certaines maisons. Heureusement, aucune perte humaine n’est à déplorer. Mais les dégâts matériels constatés jeudi après la décrue sont importants.

Une situation face à laquelle l’ASBH ne pouvait rester insensible. Éric Freitas, président de l’association à l’initiative de la mobilisation, explique : "J’ai des proches qui ont été directement impactés et en voyant ça, je me suis dit qu’avec toutes les forces vives qu’on a au club, il fallait qu’on aille donner un coup de main. Après en avoir discuté avec le secteur professionnel et le centre de formation, tout s’est organisé très vite et nous sommes partis sur le terrain. Cela a été une mobilisation générale pour une cause commune et cela fait partie de nos prérogatives."

Solidarité au féminin et au masculin !

Vendredi après-midi, les Biterrois ont donc parcouru les quelques kilomètres qui séparent le stade Raoul-Barrière des sinistrés, pour leur venir en aide. Le deuxième ligne Jonathan Best (représentant des joueurs pros qui préparaient, eux, la venue de Colomiers vendredi), les pensionnaires du centre de formation, les féminines et les jeunes de l’association, n’ont pas ménagé leurs efforts. En deux heures, ils ont sorti une multitude d’objets lourds dégradés (dont une voiture). Tout en apportant leur soutien moral à des habitants déboussolés, comme le confirme le capitaine : "Je pense que c’est important pour toutes les équipes du club, car le rugby est un vecteur d’éducation. Et l’action qui a été menée en fait partie. Quand on était sur place on avait vu sur le stade, ça nous paraissait mal venu de ne pas aller les aider. […] On a sorti le maximum, surtout des objets lourds et on a aussi essayé de leur rendre un peu le sourire alors qu’ils ne savent pas encore où ils habiteront demain…"

Un cauchemar vécu l’an passé par leurs voisins audois, auxquels les Biterrois avaient aussi tendu la main. Le numéro quatre conclut : "Les gens nous ont accueillis dans leur intimité et les jeunes on fait les choses correctement. Je suis fier d’avoir vu cet état d’esprit de la part des plus anciens (dirigeants et entraîneurs, N.D.L.R.) comme des plus jeunes." J. L.

Julien Louis
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