Le Pays de Galles doit garder la tête haute

  • Wales v South Africa - 2019 Rugby World Cup - Semi Final - International Stadium Yokohama
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Comme en 1987 et en 2011, les Gallois échouent aux portes de la finale. S'ils ont fait part de leur logique déception, ils ont voulu positiver.

Les visages étaient forcément fermés au moment de recueillir les premières réactions après cette élimination, et les faciès sont parfois plus parlants que les mots. « Je pense que mon visage montre ce que je ressens », n’hésite d’ailleurs pas à lancer Alun Wyn Jones. « Nous sommes touchés et déçus mais nous avons toujours l’opportunité de marquer un peu l’histoire », poursuit-il. Si effectivement, il y aura une possibilité pour le pays de Galles d’égaler la performance historique de 1987 avec une troisième place, « il n’y aura aucune forme de consolation », insiste le deuxième ligne, même si victoire il y a face aux All Blacks le 1er novembre. Pour autant, il ne faut pas y voir de très gros regrets quant à la copie rendue, plutôt la déception d’être passé tout près. « Bien sûr que nous aurions pu mieux faire. Il s’agissait d’une superbe opportunité. Mais nous sommes dans le coup pendant plus de soixante dix minutes et il y a donc de grands regrets sur ce turnover en fin de match, ce qui leur permet de venir jouer dans nos 22 mètres. C’est le tournant », reconnaît Dan Biggar qui confesse par ailleurs que « le match s’est déroulé un peu comme nous l’avions envisagé, avec beaucoup de coups de pied. Les deux équipes ne voulaient pas d’une bataille dans leur propre moitié de terrain. Nous savions que l’Afrique du Sud allait essayer de nous dominer physiquement, le tout dans un jeu d’occupation », précise l’ouvreur.

Un bras de fer avec tremblements

La nervosité des Gallois était pourtant perceptible, comme si le poids de l’évènement les avait tétanisés. « Dans n’importe quel grand match, il y a toujours de la nervosité et donc de l’énergie perdue. Les gars ont fait du mieux qu’ils ont pu. Il y a eu des erreurs mais les deux équipes ont travaillé dur pour en arriver là », tente de nuancer le trois-quarts centre Hadleigh Parkes. Peut-être faut-il aussi y deviner à demi-mot un parcours presque inespéré. Après quatre succès en poule, et une première place devant l’Australie, pas besoin de réécrire ensuite l’histoire du quart de finale face aux Bleus… « Nous n’avons aucun regret sur le tournoi. Nous avons fait un bon parcours. Je suis sûr que dans les prochains jours, nous retiendrons ce que nous avons fait de bien », répète Dan Biggar. Faisant également fi des conséquences des différentes blessures que ce soit au cours de ce Mondial ou même pendant cette demi-finale, Warren Gatland avoue même « avoir été davantage déçu par d’autres matchs dans (s)a carrière où l’équipe ne s’était pas donnée à 100 %. » La page va vite se tourner bien qu’il reste un dernier défi pour ses joueurs, dominer la Nouvelle-Zélande, « la seule équipe que je n’ai pas battue avec le pays de Galles », rappelle-t-il, tout en soulignant le fait qu’il avait débuté avec le XV du Poireau face aux Anglais et qu’il avait l’opportunité de sortir par la grande porte face à l’éternel rival

Julien Plazanet
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