Les Boks passent en force

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    Les Boks passent en force
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Dans la droite lignée de leurs dernières confrontations de ces dernières années, ce Galles-Afrique du Sud aura donné une rencontre aussi fermée qu’indécise. Et pour une fois, les Boks ont réussi à se sortir de l’étreinte galloise. Mais ils devront sérieusement élever leur niveau de jeu s’ils veulent vaincre l’Angleterre en finale...

En regardant la première heure de ce qui restera certainement les pires soixante minutes de l’histoire des demi-finales de Coupe du monde, on ne pouvait s’empêcher de penser à Eddie Jones qui, confortablement assis aux côtés de son adjoint en charge de la défense John Mitchell a dû sincèrement se marrer en assistant ce piteux spectacle : "Ce sera donc ça nos adversaires samedi prochain ?", devait penser King Eddie en étouffant un éclat de rire. Deux équipes maladroites, empruntées en attaque et incapables d’enchaîner six temps de jeu ? Vingt-cinq heures après le match du siècle opposant les Blacks aux Anglais, les soixante-huit et quelques milles spectateurs du Nissan Stadium n’ont pas eu droit au même spectacle. Du jeu au pied (et pas toujours judicieux au demeurant), des en-avant, des arrêts de jeu en pagaille, des séquences de jeu foutraques comme à la 46e où l’on assista à trois coups de pieds contrés et deux en-avants dans la même minute. Bref, pendant une heure, on a eu du mal à croire que l’on se trouvait en présence de deux des quatre meilleures équipes du Mondial. Comme d’autres, on avait prédit à ces Gallois diminués une défaite rapide et violente, étant persuadé que les Boks allaient les pulvériser dans l’axe. Et puis, à mesure que les minutes s’écoulaient, on repensait à cette phrase lancée par un supporter gallois agacé à un de nos confrères anglais : "On a vraiment une équipe de m... c’est vrai, mais essayez de venir nous enlever quand on vous marche sur les pompes !" Ce supporter avait tellement raison… Les Gallois n’ont pas fait que marcher sur les pompes de la bande à Duane Vermeulen… Ils les ont allègrement piétinées pendant toute la partie !

À chaque fois qu’on les a crus sonnés, les Gallois sont revenus. À chaque fois que les Boks ont fait une action positive, les Diables Rouges trouvaient le moyen de leur faire faire une erreur. Quand le buffle De Allende profita de l’attentisme défensif de Dan Biggar pour se frayer un chemin jusque dans l’en-but gallois, on pensa le sort des Gallois réglé. Mais non. Ils sont revenus une fois de plus dans le camp sud-africain pour marquer par leur brillant ailier Josh Adams. C’est à ce moment que l’on s’est souvenu que ces foutus Gallois étaient bien la bête noire des Boks, et pourquoi ils avaient remporté cinq de leurs six dernières confrontations, dont les quatre dernières à la suite. Le sort s’est finalement décidé sur un contest miraculeux de François Louw, qui tua une occasion galloise à dix mètres de la ligne sud-africaine et une pénalité concédée par les Diables Rouges sur une mêlée dans leur camp à la 76e minute : "On savait que ça allait être un bras de fer, expliquait le sélectionneur gallois Warren Gatland en conférence de presse, le match nous a échappé dans les dernières minutes quand la dynamique s’est inversée et que nous avons été pénalisés. Nous n’étions pas loin du compte. Tous nos matchs contre l’Afrique du Sud auront été les mêmes ces dernières années : incertains jusqu’à la fin."

La chemise porte-bonheur de Rassie Erasmus

Les mêmes certes. Sauf que cette fois, les Boks l’ont emporté. Et selon Rassie Erasmus, c’est justement grâce à ces courtes et douloureuses défaites que le groupe de la nation arc-en-ciel a appris : "Nous avons appris de notre expérience acquise au cours de tous ces matchs. Le pays de Galles étrangle ses adversaires. C’est comme ça qu’ils ont gagné le Tournoi. On s’attendait à cela et les garçons ont bien répondu à ce défi. Ce n’était peut-être très spectaculaire à voir, mais au moins nous avons franchi cette étape." Dimanche soir, les Boks n’ont donc certainement pas livré leur match référence dans ce Mondial. Mais au moins, ils sont toujours en vie. Et le capitaine Siya Kolisi veut profiter de ce moment : "Cette finale veut dire beaucoup de choses pour moi. Quand j’ai signé mon premier contrat à 18 ans, je n’aurais jamais imaginé me retrouver ici. Je me souviens du soir où l’Afrique du sud a été sacrée championne du monde, en 2007. J’étais avec mes parents dans un bar car nous n’avions pas de télévision à la maison."

Douze ans après, le flanker Bok tient là l’occasion unique de marcher dans les pas de François Pienaar ou de John Smit. Alors pour la peine, son sélectionneur a juré de remettre la même chemise : "L’année dernière, je changeais de vêtements à chaque fois que l’on perdait. Je peux vous dire que j’ai changé de fringues une paire de fois ! Cette année on gagne alors je ne change plus de chemise. Celle que vous voyez ce soir est ma chemise porte-bonheur." Et il faudra une bonne dose de chance à ces Boks-là s’ils veulent faire tomber la surpuissante Angleterre d’Eddie Jones…

En regardant la première heure de ce qui restera certainement les pires soixante minutes de l’histoire des demi-finales de Coupe du monde, on ne pouvait s’empêcher de penser à Eddie Jones qui, confortablement assis aux côtés de son adjoint en charge de la défense John Mitchell a dû sincèrement se marrer en assistant ce piteux spectacle : "Ce sera donc ça nos adversaires samedi prochain ?", devait penser King Eddie en étouffant un éclat de rire. Deux équipes maladroites, empruntées en attaque et incapables d’enchaîner six temps de jeu ? Vingt-cinq heures après le match du siècle opposant les Blacks aux Anglais, les soixante-huit et quelques milles spectateurs du Nissan Stadium n’ont pas eu droit au même spectacle. Du jeu au pied (et pas toujours judicieux au demeurant), des en-avant, des arrêts de jeu en pagaille, des séquences de jeu foutraques comme à la 46e où l’on assista à trois coups de pieds contrés et deux en-avants dans la même minute. Bref, pendant une heure, on a eu du mal à croire que l’on se trouvait en présence de deux des quatre meilleures équipes du Mondial. Comme d’autres, on avait prédit à ces Gallois diminués une défaite rapide et violente, étant persuadé que les Boks allaient les pulvériser dans l’axe. Et puis, à mesure que les minutes s’écoulaient, on repensait à cette phrase lancée par un supporter gallois agacé à un de nos confrères anglais : "On a vraiment une équipe de m... c’est vrai, mais essayez de venir nous enlever quand on vous marche sur les pompes !" Ce supporter avait tellement raison… Les Gallois n’ont pas fait que marcher sur les pompes de la bande à Duane Vermeulen… Ils les ont allègrement piétinées pendant toute la partie !

À chaque fois qu’on les a crus sonnés, les Gallois sont revenus. À chaque fois que les Boks ont fait une action positive, les Diables Rouges trouvaient le moyen de leur faire faire une erreur. Quand le buffle De Allende profita de l’attentisme défensif de Dan Biggar pour se frayer un chemin jusque dans l’en-but gallois, on pensa le sort des Gallois réglé. Mais non. Ils sont revenus une fois de plus dans le camp sud-africain pour marquer par leur brillant ailier Josh Adams. C’est à ce moment que l’on s’est souvenu que ces foutus Gallois étaient bien la bête noire des Boks, et pourquoi ils avaient remporté cinq de leurs six dernières confrontations, dont les quatre dernières à la suite. Le sort s’est finalement décidé sur un contest miraculeux de François Louw, qui tua une occasion galloise à dix mètres de la ligne sud-africaine et une pénalité concédée par les Diables Rouges sur une mêlée dans leur camp à la 76e minute : "On savait que ça allait être un bras de fer, expliquait le sélectionneur gallois Warren Gatland en conférence de presse, le match nous a échappé dans les dernières minutes quand la dynamique s’est inversée et que nous avons été pénalisés. Nous n’étions pas loin du compte. Tous nos matchs contre l’Afrique du Sud auront été les mêmes ces dernières années : incertains jusqu’à la fin."

La chemise porte-bonheur de Rassie Erasmus

Les mêmes certes. Sauf que cette fois, les Boks l’ont emporté. Et selon Rassie Erasmus, c’est justement grâce à ces courtes et douloureuses défaites que le groupe de la nation arc-en-ciel a appris : "Nous avons appris de notre expérience acquise au cours de tous ces matchs. Le pays de Galles étrangle ses adversaires. C’est comme ça qu’ils ont gagné le Tournoi. On s’attendait à cela et les garçons ont bien répondu à ce défi. Ce n’était peut-être très spectaculaire à voir, mais au moins nous avons franchi cette étape." Dimanche soir, les Boks n’ont donc certainement pas livré leur match référence dans ce Mondial. Mais au moins, ils sont toujours en vie. Et le capitaine Siya Kolisi veut profiter de ce moment : "Cette finale veut dire beaucoup de choses pour moi. Quand j’ai signé mon premier contrat à 18 ans, je n’aurais jamais imaginé me retrouver ici. Je me souviens du soir où l’Afrique du sud a été sacrée championne du monde, en 2007. J’étais avec mes parents dans un bar car nous n’avions pas de télévision à la maison."

Douze ans après, le flanker Bok tient là l’occasion unique de marcher dans les pas de François Pienaar ou de John Smit. Alors pour la peine, son sélectionneur a juré de remettre la même chemise : "L’année dernière, je changeais de vêtements à chaque fois que l’on perdait. Je peux vous dire que j’ai changé de fringues une paire de fois ! Cette année on gagne alors je ne change plus de chemise. Celle que vous voyez ce soir est ma chemise porte-bonheur." Et il faudra une bonne dose de chance à ces Boks-là s’ils veulent faire tomber la surpuissante Angleterre d’Eddie Jones…

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