• À la suite de la disparition de l’équipe féminine d’Elite 2 de Racing-Nanterre, un groupe de fille a été monté pour conserver une équipe en Fédérale 2. Elles sont devenues les seules seniors du club.
    À la suite de la disparition de l’équipe féminine d’Elite 2 de Racing-Nanterre, un groupe de fille a été monté pour conserver une équipe en Fédérale 2. Elles sont devenues les seules seniors du club. DR / DR
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Racing-Nanterre : et d'un coup, plus personne !

Le club de Racing-Nanterre a perdu en même temps son équipe féminine d'élite 2 et son équipe des seniors.

Le club francilien de Racing-Nanterre a vécu une intersaison des plus mouvementées. L’association nanterrienne, rattachée au Racing 92 depuis 2012, ce rattachement ayant permis au Racing 92 de disposer sans la créer d’une équipe féminine, a perdu son équipe seniors masculine, et dans le même temps, son équipe féminine d’Elite 2. Comme ça d’un coup, l’intégralité de ses forces vives des équipes seniors, s’est volatilisée dans la nature. Les raisons de la défection généralisée sont différentes. L’équipe des filles battait de l’aile depuis quelques années déjà. Elles avaient été maintenues en Elite 2 sur tapis vert à l’issue de la saison 2017-2018, et la saison suivante, elles avaient de nouveau terminé leur championnat à la dernière place. L’usure de ce collectif était patente. Plusieurs entraîneurs s’étaient succédé à son chevet depuis plusieurs années. Les différents apparus entre les entraîneurs dans toutes les équipes techniques qui les ont encadrées, et la demande des joueuses, jamais satisfaite, de se faire rétrograder en Fédérale 1, pour se reconstruire dans une moins forte adversité, ont éteint les derniers feux. à l’intersaison, elles sont parties qui à Suresnes, qui à Rueil-Malmaison. Dans le même temps, les garçons ont mis un terme à leur activité à la suite d’une année noire passée en conflit larvé avec l’un de leur dirigeant. « Il y a eu un problème, explique le président Marc Chevallier. J’avais demandé de l’aide sur les seniors et les jeunes, et la personne qui s’en est chargée n’a pas donné satisfaction aux joueurs. »

Reconstruire par la base

Placés dans cette situation de double urgence, les dirigeants s’étaient rapidement activés pour trouver une solution afin de pérenniser au moins l’activité des filles. Depuis trois ans que les garçons avaient chuté de l’honneur à la Deuxième Série, ce club vivait essentiellement par ses féminines. Ils ont monté à la va-vite une équipe de Fédérale 2 avec les quatre ou cinq historiques qui sont restées, accompagnées des jeunes montées en seniors et de quelques nouvelles licenciées. Ils ont pu maintenir le niveau des subventions qui soutiennent cette catégorie. Pour les garçons, il n’y avait rien à faire. « Mais on va les retrouver, assure la coprésidente Sandra Dumont. D’ailleurs ils n’attendent que ça, que nous remontions une équipe avec un encadrement différent, pour revenir jouer chez eux. » Sandra Dumont a été élue coprésidente à l’intersaison pour épauler Marc Chevallier. L’ancien troisième ligne du Racing Club de France des années 70 - une demi-finale contre Béziers en 1975 - a déjà fait savoir qu’il mettrait un terme à son mandant quand il arrivera à échéance en 2021. « J’ai soixante-dix ans et je suis président depuis 2006, explique-t-il dans une dernière profession de foi. Il faut de la relève et Sandra Dumont est une grande dirigeante. Sur le fond, le club se porte très bien. Nous avons 180 enfants à l’école de rugby et une trentaine de joueurs chez les cadets et les juniors. La relève est là. Nous allons la faire grandir pour faire repartir nos deux équipes seniors. Quand je partirai, nos filles auront retrouvé leur place en Elite 2, les garçons joueront de nouveau ensemble, et nous serons autonomes dans toutes les catégories. » 

Guillaume Cyprien
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