• Eddie Jones pourrait toucher avec son équipe de grosses primes si l'Angleterre remporte le Mondial
    Eddie Jones pourrait toucher avec son équipe de grosses primes si l'Angleterre remporte le Mondial PA Images / Icon Sport / PA Images / Icon Sport / PA Images / Icon Sport
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Coupe du Monde

Six millions pour une victoire

Une victoire anglaise coûterait très cher à une RFU qui n’a pas pris ses précautions vis-à-vis des assurances. Récompenser des héros nationaux, ce n’est pas gratuit.

Les patrons de la RFU sont en train de faire leurs comptes. Si le XV de la Rose gagne la Coupe du monde, il faudra sortir le carnet de chèques pour récompenser les 32 joueurs concernés plus tout l’encadrement, d’Eddie Jones au plus humble des masseurs. Ceci est le fruit d’un système de primes décidé très en amont, des contrats auxquels on n’échappe pas.

L’addition finale est estimée à six millions de livres, (6,97 millions d’euros) auxquels il faut ajouter le coût de la participation en soi (stages, voyages etc.) équivalent à 3 millions de livres (3,47 millions d’euros). La somme est conséquente, même pour une fédération très puissante comme la RFU. Il faut bien comprendre que World Rugby ne donnera que 325 000 livres de prix pour le vainqueur (376 000 euros).

Il faut aussi savoir que, dans une année de Coupe du monde, les grandes nations du Nord ne peuvent pas s’appuyer sur les tests de novembre. L’Angleterre, comme les cinq autres, est obligée de faire avec. Mais trois matchs de moins dans un Twickenham rempli jusqu’à la gueule, ça fait un sacré manque à gagner. D’autant plus que l’an passé, la RFU avait annoncé un déficit de 30, 9 millions de livres (35,7 millions d’euros) et 54 suppressions d’emplois.

Il faut aider les clubs

Un mauvais chiffre dû à toute une série de raisons dont les compensations accordées aux clubs d’élite pour pouvoir utiliser leurs joueurs (220 millions de livres sur huit ans, soit 254 millions d’euros). On a aussi cité pêle-mêle, une hospitalité moins rentable à Twickenham, les grosses primes des joueurs, tel ou tel partenaire moins généreux et des grands médias moins enclins à ouvrir leur portefeuille.

D’un point de vue financier, la RFU n’est donc pas très sereine par les temps qui courent. Steve Brown le directeur général avait d’ailleurs démissionné après la révélation de ce déficit. Il a pronostiqué que la RFU continuerait à perdre de l’argent pendant au moins quatre ans, au rythme de 15 à 20 millions de livres par exercice (17 - 23 millions d’euros).

En plus, on a appris que la RFU n’avait pas voulu souscrire d’assurance pour couvrir les primes en cas de victoire finale. La décision avait été prise dans un souci de rigueur budgétaire, sans doute pour ne pas plomber encore plus les comptes. Mais ces 6 millions de livres, il faudra bien les trouver et les débourser.

Cette semaine, toutefois, on a senti un regain d’optimisme chez les dirigeants anglais. Avec une nouvelle Coupe du monde dans la vitrine, ils espéraient bien que quelques partenaires allaient se réveiller pour coller leur nom à l’image du maillot blanc frappé d’une fleur épanouie. Et que d’ici le Tournoi, les perspectives financières allaient s’éclaircir.

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