Vermeulen : « Ce sera une guerre de pression »

  • 16 October 2019; Duane Vermeulen during South Africa squad training at Fuchu Asahi Football Park in Tokyo, Japan. Photo by Ramsey Cardy/Sportsfile 

Photo by Icon Sport - Duane VERMEULEN - Fuchu Asahi Football Park - Tokyo  (Japon)
    16 October 2019; Duane Vermeulen during South Africa squad training at Fuchu Asahi Football Park in Tokyo, Japan. Photo by Ramsey Cardy/Sportsfile Photo by Icon Sport - Duane VERMEULEN - Fuchu Asahi Football Park - Tokyo (Japon) Sportsfile / Icon Sport / Sportsfile / Icon Sport / Sportsfile / Icon Sport
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Battu en demi-finale par les All Blacks il y a quatre ans, le troisième ligne centre Duane Vermeulen a pris sa revanche en écartant les Gallois cette année. Mais l’ancien troisième ligne du RCT ne veut plus qu’une chose : soulever le trophée William Webb Ellis.

Quatre ans après avoir failli de deux points en demi-finale contre les All Blacks à Twickenham lors du dernier Mondial anglais, vous voilà en finale. Que ressentez-vous ?

Je suis tellement heureux… C’est fantastique d’atteindre enfin cette finale et j’ai hâte d’être à samedi. Je ne voulais vraiment pas revivre ce foutu match pour la troisième ou quatrième place que j’ai connu en 2015.

N’avez-vous pas été déçu de votre prestation en demi-finale ?

De toute évidence, on avait pas mal de devoirs à faire cette semaine. Mais vous savez, dans ces phases éliminatoires, l’important est de passer. Dimanche, tout le monde a fait sa part du boulot, y compris nos remplaçants que l’on appelle la "Bomb Squad" ("Les dynamiteurs" en français, N.D.L.R.). Ils ont fait la différence et ont eu un impact sur la demi-finale.

Quel regard avez-vous porté sur la demi-finale remportée par l’Angleterre ?

Nous l’avons regardé ensemble à l’hôtel et c’était un match fantastique à voir. Cela nous a donné beaucoup de boulot mais j’espère que nous avons réussi à identifier quelques tout petits détails que l’on pourra exploiter. Nous ne changerons pas notre façon de jouer pour autant, surtout pas en si peu de temps…

Vous n’avez justement que six jours pour vous préparer à cette finale alors que l’Angleterre en aura sept. Cette différence va-t-elle peser ?

C’est un enchaînement rapide pour nous, c’est certain. Mais les mecs sont motivés comme jamais. Vous auriez dû voir l’ambiance dans les vestiaires à Yokohama, c’était une explosion de joie. Tout le monde est extrêmement heureux de pouvoir jouer ce match. C’est un sentiment à part. Alors certes, nous n’avons pas eu beaucoup de temps pour nous préparer et je vous mentirais si je vous disais qu’on a mal nulle part. Pour ma part j’étais encore un peu raide lundi. Mais nous avons bien récupéré depuis et on est retourné sur le terrain mardi. Nous n’avons eu que deux séances d’entraînement, donc il fallait en tirer le maximum.

Les Anglais ont étouffé les Blacks par leur dimension physique. L’Afrique du Sud a-t-elle les arguments pour répondre à ce défi ?

Les All Blacks pratiquent un jeu différent du nôtre. Ils aiment déplacer le ballon, ou défendre fort et exploiter les ballons de récupération. C’est comme cela qu’ils mettent leurs adversaires sous pression. Cette finale se jouera encore sur le gain de la ligne d’avantage. Les Anglais défendent très bien mais nous aussi.

Quel regard portez-vous sur la troisième ligne anglaise ?

Ils ont été fantastiques dans le jeu au sol. Ils sont allés chercher un nombre incalculable de ballons dans les rucks, ce qui a permis à cette équipe d’Angleterre de priver les Blacks de la possession du ballon. On a passé du temps sur le jeu au sol cette semaine, et cette finale va être un choc colossal dans ce secteur.

Billy Vunipola ? C’est un superbe joueur de ballon et un redoutable porteur. C’est l’un de ces gars qui met toujours l’Angleterre dans l’avancée car il est très dur à arrêter. Mais c’est le prix à payer si l’on veut devenir champion du monde, il faut battre les meilleurs

Sera-t-elle aussi une revanche contre Eddie Jones, qui était dans le staff sud-africain lors du titre de 2007 ?

Pas une revanche, même si ce sera un match très dur. On donnera tout pour se donner le droit de soulever cette coupe.

Elle mettra aussi aux prises deux défenses redoutables…

Nous sommes très fiers de notre défense c’est vrai. On aime se soutenir mutuellement quand on fait des choix. L’Angleterre a eu un très bon système défensif contre la Nouvelle-Zélande donc on espère faire aussi bien qu’eux. Mais tout se jouera sur la ligne d’avantage, une fois encore…

Votre alignement a réalisé une Coupe du monde de haut niveau avec un seul lancer perdu sur toute la compétition tandis que Lawes et Itoje ont dominé les Blacks dans les airs. Cette finale promet aussi un bel affrontement en touche ?

C’est vrai, nous étions à 100 % avant cette demi-finale et c’est l’objectif que l’on visait jusqu’au bout. C’est dommage, mais cela arrive dans ce genre de match à forte pression. Ce week-end sera complètement différent de notre demi-finale. Maro Itoje est effectivement un joueur redoutablement intelligent en touche et il va nous mettre sous pression.

Que pensez-vous de votre adversaire direct, Billy Vunipola ?

J’ai joué deux matchs contre lui, et c’est vraiment un bon gars. Un superbe joueur de ballon et un redoutable porteur. C’est l’un de ces gars qui met toujours l’Angleterre dans l’avancée car il est très dur à arrêter. Mais c’est le prix à payer si l’on veut devenir champion du monde, il faut battre les meilleurs.

Dans l’histoire de la Coupe du monde, aucune équipe ayant perdu un match de poule n’a été sacrée. Cette défaite contre les Blacks entame-t-elle toujours votre confiance ?

Nous sommes très humbles par rapport à ce que nous avons fait jusqu’à présent, et nous savons que cela n’est pas parfait. Mais honnêtement, quand tu arrives en finale, plus rien de ce qui s’est passé avant ne compte. La chose la plus importante pour nous, c’est d’imposer notre jeu face à l’Angleterre. Ce sera une guerre de pression.

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