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Coupe du Monde

Et « Beast » dévora Cole...

Privés d’emblée de leur puissant droitier Kyle Sinckler, sonné après trois minutes de jeu, les Anglais ont souffert le martyre en mêlée à l’image du pilier Dan Cole, châtié par Tendai "Beast" Mtawarira.

De mémoire de modeste observateur du rugby international, on n’avait pas vu l’Angleterre se faire punir à ce point en mêlée fermée depuis des lunes. Quand Kyle Sinckler fut contraint de quitter ses partenaires dès la troisième minute de jeu après s’être assommé sur son coéquipier Maro Itoje en tentant de plaquer l’ailier Makazole Mapimpi, on s’est dit que le XV de la Rose perdait là l’un de ses plus puissants porteurs de balle et que sa densité physique allait manquer à son équipe pour peser sur la ligne d’avantage. Mais on était à des lieues de penser que son remplaçant, le vétéran Dan Cole, allait vivre pareil calvaire ! Bon sang, le taiseux de Leicester représentait à lui seul 97 sélections (dont 82 comme titulaire) avec la Rose non ? Cette glorieuse carrière ne pesa pas lourd face à son non moins emblématique vis-à-vis Tendai Mtawarira (119 sélections), qui l’emporta dès la première mêlée. Et qui en fit de même à la 17e minute, à la 40e, à la 47e, et à la 48e. Au total, les Anglais ont concédé six pénalités en mêlée fermée : quatre pour Cole, et deux pour Mako Vunipola qui fut lui aussi mis en difficulté quand Rassie Erasmus remplaça Frans Malherbe par Vincent Koch.

Proudfoot : "La fraîcheur a fait la différence"

Visiblement agacé par ce spectacle, l’entraîneur des avants et de la touche Steve Borthwick se refusait à livrer la moindre explication sur cette défaillance : "L’Afrique du Sud nous a tout simplement châtiés, bravo à eux. Est-ce que je peux vous expliquer pourquoi à l’instant T ? Non. On va y réfléchir sérieusement."

Bizarrement, son homologue Matt Proudfoot se montra autrement plus disert : "La mêlée est une chose sur laquelle notre pack insiste beaucoup. On joue comme si on était huit joueurs de première ligne. La première mêlée nous a permis de leur mettre la pression. On s’est dit après celle-là qu’il fallait chercher à en jouer d’autres. Je ne dirais pas que l’Angleterre a une mauvaise mêlée. Ils sont même bons. Ils ont mis la mêlée néo-zélandaise sous pression, ce n’est pas rien. À mon sens, c’est la fraîcheur qui a fait la différence." La fraîcheur ? Mais quelle fraîcheur ? Les Boks ont joué un match de poule de plus que les Anglais et ces derniers ont même eu un jour supplémentaire pour récupérer de la demie : "C’est vrai, concédait le technicien, mais si vous prenez l’ensemble de nos matchs depuis le début de la compétition, vous verrez que nos piliers ont de temps de jeu moindres par rapport à ceux de Kyle Sincker ou de Mako Vunipola. À chaque fois, nous avons coaché entre 40 et 50 minutes de jeu, pas une de plus. Même quand les joueurs se sentaient encore bien sur le terrain. Cela a fini par payer." Comme quoi, une Coupe du monde se remporte bien en amont de la seule finale…

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