Nevers : paquet cadeau

  • C’est au bout d’une prestation laborieuse que les Neversois sont parvenus à s’imposer et à commencer ce nouveau bloc de la meilleure des manières. La performance du pack a été remarquable. Photo Fabien Belleni
    C’est au bout d’une prestation laborieuse que les Neversois sont parvenus à s’imposer et à commencer ce nouveau bloc de la meilleure des manières. La performance du pack a été remarquable. Photo Fabien Belleni
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Portée par un pack d’airain, l’Uson s’est fait peur en ce soir d’Halloween pour arracher un succès vital, dont le contenu laisse toutefois joueurs et staff sur leur faim.

La sirène de paquebot qui annonce au Pré-Fleuri les 40 et 80 minutes révolues a résonné jeudi soir comme un énorme soupir de soulagement quand Joris Cazenave a expédié le ballon dans les tribunes d’un Pré-Fleuri en transe. Longtemps menés, constamment sous la menace perpignanaise, les Neversois ont dû se transcender pour battre "la meilleure équipe de Pro D2", dixit le manager Xavier Péméja. Passée la bouffée d’euphorie immédiate, l’analyse en salle de presse nuance le tableau d’une victoire aussi précieuse que laborieuse. Derrière le sourire, Xavier Péméja ne mâche pas ses mots : "On n’a pas fait un grand match. On commet encore beaucoup de fautes faciles, et malgré ça on réussit à battre Perpignan."

"Ne pas s’exposer"

Si l’Uson s’est imposée, elle le doit à la performance de son pack, souverain en conquête, irrésistible sur les groupés-pénétrants et vorace en défense : "On a été archi-dominants, mais on n’est pas payés. Devant, les gars ont été énormes." Dans ce match qu’il ne fallait surtout pas perdre, les trois-quarts ont été cantonnés au rôle de spectateurs. "On n’a pas pu mettre notre jeu en place, regrette le manager. On n’a jamais pu aller sur les extérieurs. Le ballon était glissant, il ne fallait pas se mettre en danger, s’exposer. Il faut savoir gagner ce genre de match, et dans la situation où on était, ça fait du bien."

Quatorzièmes avant la rencontre, éparpillés à Grenoble, les Neversois ne pouvaient pas se permettre une nouvelle sortie horrifique en ouverture d’une série de huit matchs pour laquelle Xavier Péméja a fixé un objectif de 27 points — soit un cinq sur cinq à la maison, un succès à l’extérieur et quelques bonus — l’Uson n’en compte aucun. "On a été présents dans le combat, le courage, apprécie le deuxième ligne Thomas Ceyte, exemplaire dans le brasier. Mais on peut perdre à la fin, alors qu’avec un peu plus de maîtrise, on doit marquer davantage. On n’a pas respecté le système, on ne les a pas déplacés."

Poison dans les rucks, gratteur de ballons précieux, le flanker Gauthier Gibouin rayonne mais reste lucide, lui aussi : "Il fallait absolument qu’on gagne ce soir, on ne pouvait pas démarrer ce bloc par une défaite, mais si l’on veut aller en phases finales, il faudra faire plus, surtout sur le plan offensif."

Sébastien Chabard
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