• Les Isérois s’attendent à une grosse confrontation face aux Héraultais, notamment au niveau de la mêlée.
    Les Isérois s’attendent à une grosse confrontation face aux Héraultais, notamment au niveau de la mêlée. Icon Sport / Icon Sport
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Pro D2

Le FCG (se) doit une revanche

Battus dans l’engagement à Vannes, les Isérois veulent se racheter face à des Héraultais qui leur proposeront, à n’en pas douter, un gros combat.

À Vannes, les Grenoblois ont vécu une confirmation et une première dont ils se seraient bien passés. Pour la troisième fois, ils ont perdu leur premier match de bloc. Le fait nouveau est qu’ils n’ont pas inscrit de point au classement après huit rencontres d’affilée à faire tourner leur compteur. Au-delà des chiffres, ils ont livré une performance clairement insuffisante pour ne pas rentrer bredouille de la Rabine, forteresse imprenable depuis pratiquement un an. "Cela vient de nous mais aussi de l’engagement mis par Vannes. Ils étaient plus prêts que nous, je pense, et ils avaient plus d’envie, analyse le trois-quarts centre Pablo Uberti. Forcément dans le rugby, quand on est pris dans l’engagement, les collisions, c’est plus difficile. Après, nous nous sommes un peu trompés sur la stratégie aussi. On avait prévu de mettre du jeu au pied de pression et on a failli un peu là-dessus. Et on savait que Vannes était une très grosse équipe à domicile. Quand on fait des erreurs comme ça, c’est difficile d’aller chercher une victoire." Sous le crachin breton, les Isérois ont raté leur entame de match. Menés 20 à 0 au bout d’une demi-heure, ils ont réagi en fin de première période et au début de la seconde avant de subir de nouveau la furia vannetaise.

Réenclencher la marche avant

Après cette prestation, la réception de Béziers ce vendredi s’apparente un peu au match du rachat pour les hommes de Stéphane Glas. "On est passés à travers sur vingt bonnes minutes. On n’est pas comme ça depuis le début de saison. On veut vraiment se rattraper, surtout que là on est à domicile, le public attend quelque chose de nous, surtout dans le combat, souligne le pilier Dylan Jacquot. Pour les avants, c’est un beau défi face aux Biterrois. On connaît leur caractère, leur agressivité et le combat qu’ils mettent dans les zones de ruck. Si on fait la même prestation qu’à Vannes, cela va être un match très ardu devant et on va se faire marcher dessus." Agressivité, combat, le décor est planté. "Il faut rester dans le schéma de jeu et de ne pas tomber dans le piège, prévient l’ouvreur Corentin Glenat. Ils vont venir nous embêter, on le sait. À nous de rester solides et de répondre par la bonne agressivité sur le terrain." L’objectif des Isérois est de réenclencher la marche avant. Ils ne veulent plus aussi revivre la même déconvenue que contre Colomiers au stade des Alpes en ouverture de la saison. "Tous les joueurs étaient très frustrés de la performance. Les coachs n’hésitent pas à nous rappeler ce match-là pour éviter qu’on revive la même sensation, confie Dylan Jacquot. Il y a des matchs références comme à Carcassonne où on se retrouve à treize. Même à deux joueurs de moins, on est agressifs et on ne lâche rien en défense. Il faut que cela nous serve pour les matchs à venir." Après leurs entames de bloc difficiles, les Grenoblois ont toujours su réagir jusqu’à présent et enchaîner les victoires. Charge à eux de conserver cette bonne habitude.

Laurent Genin
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