• Top 14 - Sergio Parisse (Stade français)
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Top 14

Qualification : un handicap qui se lisse avec le temps...

Impactant sur les effectifs en 2011 et 2015, le mondial avait laissé peu de traces visibles sur le classement...

Bien sûr que l’iniquité que provoque une Coupe du monde est réelle, sur un Top 14 qui choisit de jouer un tiers de ses matchs de phase régulière avec des effectifs plus ou moins amputés, selon les clubs. En comparaison, les Anglais et Celtes avaient décidé d’adoucir l’impact en limitant le nombre de rencontres jouées pendant le Mondial à respectivement trois et cinq. Le format de leur compétition, réduit par rapport à la France, le permet. De ce côté de la Manche, ces épisodes planétaires laissent-ils des traces durables sur les hiérarchies d’un Top 14 ? C’est moins évident.

Les retours d’expérience, sur 2011 et 2015 où, comme cette année, la Coupe du monde avait largement empiété sur le Top 14 (sept journées jouées en 2015, dix en 2011 !) laisse surtout apparaître des rapports de force stagnants, par rapport aux saisons précédentes, lorsqu’on les lisse sur l’intégralité de la phase régulière. Les écuries les mieux armées du championnat, dans leur grande majorité, finissent par retrouver leur place dans le haut du classement. À l’inverse, les clubs moins équipés financièrement restent sous la menace de la relégation. La variable d’ajustement demeure la puissance financière, bien plus que la concomitance d’une Coupe du monde.

Peu de surprises en fin de saison

Par les faits, des exemples : entre 2010-2011 et 2011-2012, championnat commencé en même temps que le Mondial néo-zélandais, une seule équipe a perdu sa place dans le top 6 (au profit de Montpellier). Il s’agit de Biarritz, qui entamait alors sa descente aux enfers (malgré une victoire en Challenge européen en fin de saison) et qui sera relégué deux ans plus tard, sans que la Coupe du monde n’ait rien à y voir.

En 2015-2016, pendant le Mondial anglais, l’impact est également modéré. Toulon, Clermont, Toulouse et le Racing 92 étaient déjà présents en phase finale en 2015, ils le seront encore en 2016. Deux clubs perdent finalement ce statut (au profit de Montpellier et Castres) : le Stade français, qui comptait peu de Mondialistes et qui se trouvait surtout lesté du lourd costume de champion en titre. Ainsi qu’Oyonnax, barragiste surprise en 2015 et qui coulera l’année suivante, bien plus impacté par le double calendrier (Top 14 et Champions Cup) que par une Coupe du monde où il ne comptait que peu de joueurs concernés.

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