• Après deux saisons difficiles minées par une blessure notamment, Jérémie Maurouard partage aujourd’hui le poste de talonneur avec Mickaël Ivaldi au Lou. Il retrouvera dimanche son ancien club de La Rochelle. Photo Icon Sport
    Après deux saisons difficiles minées par une blessure notamment, Jérémie Maurouard partage aujourd’hui le poste de talonneur avec Mickaël Ivaldi au Lou. Il retrouvera dimanche son ancien club de La Rochelle. Photo Icon Sport
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Top 14

Un nouveau départ pour le Lou

Après une dernière saison difficile à La Rochelle et une blessure aux cervicales pour sa première saison à Lyon, Jérémie Maurouard a retrouvé de la fraîcheur physique et psychologique.

Son nouveau rôle de capitaine n’empêche pas Baptiste Couilloud d’être toujours aussi prompt à chambrer. "Il ne faut pas lui parler, il était pour Lisbonne", raille-t-il au sujet du talonneur, Jérémie Maurouard, et de ses ascendances portugaises qui l’ont fait supporter le Benfica Lisbonne, défait mardi soir par l’Olympique lyonnais en Ligue des Champions. Rassurez-vous, mercredi midi, on a bien parlé rugby avec le talonneur lyonnais, Jérémie Maurouard, arrivé de La Rochelle à l’été 2018.

Son rôle

Lors des huit premières journées, le joueur a été aligné à sept reprises, pour seulement deux titularisations. Une situation qu’il vit plutôt bien. "Pierre fait des choix, et avec Mika (Mickaël Ivaldi, NDLR) nous avons le même potentiel et des profils différents. C’est compliqué de dire que l’un est meilleur que l’autre. Le staff fait le choix de me faire rentrer en cours de match, je n’ai pas à me plaindre de mon rôle." La saison dernière, il était d’ailleurs différent avant sa blessure au début de l’année : en douze apparitions en Top 14 lors de la première partie de saison, il avait été titularisé à six reprises. "Il a besoin de temps de jeu pour revenir à son meilleur niveau pour engranger de la confiance, juge l’entraîneur des avants, David Gérard. Plus il sera en confiance, meilleur il sera."

La blessure

Blessé aux cervicales à Cardiff au mois de janvier dernier, le joueur n’est finalement pas revenu et s’est résolu à se faire opérer d’une hernie au début du printemps. Ce fut finalement un mal pour un bien. "La blessure m’a rendu encore plus fort, explique le Normand. Elle m’a permis de repartir à zéro. Le début de saison s’était bien passé mais j’avais besoin de me reconstruire dans mon jeu. Je suis connu pour mon profil dynamique et j’avais pris du poids… La blessure trouve son origine dans les anciennes mêlées, mais il y avait aussi de la fatigue physique et psychologique."

La Rochelle

La fin de l’aventure rochelaise avait marqué mentalement le joueur. De sa mise au placard, il répugne encore à en parler. Malgré un traumatisme que l’on sent toujours présent, le joueur sait faire la part des choses. "Ce qui s’est passé là-bas restera là-bas, souffle-t-il. Quand je suis arrivé à Lyon, c’était encore compliqué… Mais j’ai toujours beaucoup d’affection pour le club de La Rochelle, qui est une belle famille. Et j’ai toujours une maison là-bas, où j’aimerais faire ma vie. J’aime la ville, les gens."

Un match piège ?

Coincée entre les vacances et la Coupe d’Europe, la réception ce dimanche à 12 h 30 d’une équipe rochelaise peu à l’aise en voyage depuis le début de saison n’a-t-elle pas tout d’un match piège ? Le talonneur plaque votre serviteur sans hésitation : "C’est psychologique ! Il y a un match à jouer, peu importe l’heure. On nous dirait de jouer à minuit, on jouerait à minuit. Nous devons bien nous préparer pour être prêts dimanche."

Le statut de leader

À l’instar de ses coéquipiers et du staff, Jérémie Maurouard ne s’emballe pas. La place de leader ne semble pas lui monter à la tête. "Tout peut aller très vite, rappelle-t-il. Nous pouvons vite nous retrouver à la quatrième ou la cinquième place. Nous avons un peu d’avance mais nous ne devons pas nous reposer sur nos lauriers. Les internationaux regagnent leurs clubs. Tout le monde va revenir frais de vacances. La Coupe d’Europe va commencer… Nous devons rester concentrés."

Sébastien Fiatte
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