• Fabien Galthié, sélectionneur du XV de France.
    Fabien Galthié, sélectionneur du XV de France. Icon Sport / Icon Sport
Publié le / Modifié le
XV de France

Galthié les mains pleines

Mercredi à 11 heures à Montgesty dans le lot, Fabien Galthié débutera officiellement sa nouvelle vie, dans la peau du sélectionneur du XV de france. Parmi les techniciens présentés, il y aura bien Shaun Edwards. Le Gallois sera l’entraîneur de la défense française. Galthié va poursuivre le rajeunissement des cadres tricolores, et devrait s’appuyer sur les champions du monde moins de 20 ans...

Il n’a pas coupé. à peine rentré du Japon, « l’adjoint comme les autres » de Jacques Brunel a très rapidement enfilé ses nouveaux habits de futur sélectionneur afin de préparer sans attendre l’avenir des Bleus. Mercredi, c’est à Montgesty (Lot), que Fabien Galthié étrennera enfin ses galons de patron du XV de France. C’est depuis sa terre natale qu’il présentera son staff à la presse, entouré par les techniciens : Laurent Labit et Thibault Giroud, qui l’ont déjà accompagné au Japon. William Servat et Karim Ghezal, qui auront en charge les avants. Raphaël Ibanez, le manager. Sans oublier le Gallois Shaun Edwards, spécialiste de la défense dont le recrutement a été souhaité par Bernard Laporte. Dans les faits, Galthié a convié ses adjoints à un premier séminaire, dès ce lundi 11 novembre.

L’ambition d’un groupe élargi

L’occasion d’apporter la touche finale à l’ambitieux projet qui sera dévoilé lors de la conférence de presse. Le futur sélectionneur veut s’appuyer sur une liste de 75 joueurs suivis par son staff au quotidien dans les clubs. Une liste d’où il tirera les 42 joueurs sélectionnés à chaque rassemblement du XV de France. Galthié veut travailler avec un groupe élargi en début de semaine, avant de renvoyer en clubs (le mercredi soir ou le jeudi midi) les joueurs non retenus sur les feuilles de match. Ce point doit encore obtenir l’accord des employeurs des joueurs, et l’aval de la LNR. Des discussions ont lieu en ce sens entre les deux institutions, avec le staff au centre de tout.

Séances de travail spécifiques dans les clubs

L’un des axes forts du projet Galthié est le suivi des joueurs. Avec Ibanez et ses adjoints, il ne s’interdira pas de rendre visite à des prétendants au XV de France, ni même de pouvoir travailler avec eux en semaine sur les installations des clubs. Ce qui serait une vraie révolution. La commission mise en place avec plusieurs entraîneurs de Top 14 (dont Azéma, Mola, Travers) et Pro D2 (Sarraute) doit définir avec précision quel sera le cadre de cette collaboration. Conscient que cette nouvelle organisation des rapports sélection/clubs ne pourra pas passer en force, Galthié veut mener le chantier en totale concertation avec les responsables techniques actuellement en poste. En portant un projet sportif ambitieux qui doit profiter à l’ensemble du rugby français, il est déterminé à créer l’union sacrée autour des Bleus en vue de France 2023 mais sans jamais négliger le présent. L’ancien demi de mêlée mesure le crédit qu’il possède auprès de son nouveau patron, Bernard Laporte. Mais il sait aussi que ce dernier et les clubs attendront des victoires au plus vite.

Projection : d’abord le Tournoi, pour gagner en confiance

Fabien Galthié va faire face à un premier choix, commun à tous les sélectionneurs. Doit-il préparer tout de suite la Coupe du Monde en prenant des décisions à moyen ou long terme au risque de sacrifier le présent ? C’est que semblait penser Philippe Saint-André qui fit du Mondial la grande borne de son mandat. Ce qui sous-entendait que les premiers Tournois des 6 Nations pouvaient faire l’objet d’essais ou de tâtonnements, histoire de dégager peu à peu un groupe de haut niveau.

Selon nos informations, Fabien Galthié n’est pas sur la même longueur d’onde. En débutant son mandat par un très difficile France - Angleterre (dimanche 2 février à 16 heures au Stade de France), il sait combien la victoire est précieuse afin de bâtir sur la confiance. Voilà pourquoi il compte bien frapper un grand coup d’entrée de jeu, avec un groupe compétitif le plus vite possible. Il sait que sa crédibilité et sa "tranquillité" passeront par là. Une victoire face aux hommes d’Eddie Jones qui ont humilié les Bleus en 2019 serait une entrée magnifique, on ne parle pas d’une éventuelle première place du Tournoi. En revanche, une grosse défaite à domicile serait vécue comme un nouveau coup d’arrêt, une défaite moyenne comme un signe de stagnation. Ce sera la seule façon de créer une dynamique positive, surtout après les résultats récents du XV de France, marqués par la sinistrose. La FFR est au diapason : les Bleus doivent viser le podium du Tournoi chaque année. Quant au Mondial proprement dit, il sera toujours temps de le préparer lors des six mois qui précéderont l’échéance avec toute une série de victoires derrière soi. 

Par Jérôme PRÉVÔT.

Découvrez le dossier en intégralité sur notre édition numérique. 

Voir les commentaires
Sur le même sujet
Réagir