• Anthony BELLEAU et Gabin VILLIERE (Toulon).
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Top 14

Toulon : toujours un sans deux

(19-19) Les Toulonnais devront rapidement lancer une véritable dynamique s’ils veulent éviter d’aller vers une nouvelle déconvenue au printemps.

Deux bons points ou deux points de perdus ? C’est la question qui trottait dans toutes les têtes toulonnaises après ce match nul concédé contre le MHR. Car s’ils ont globalement tenu le ballon face aux Montpelliérains, les joueurs du RCT auraient pu s’incliner à la dernière seconde, si Théo Dachary n’avait pas fait dégoupiller Picamoles. Les deux points perdus devenaient d’un coup miraculeux. « Tu te dis que tu es si près et si loin à la fois, tranchait en ce sens Anthony Belleau. « On tient le ballon, on occupe… Alors certes on fait des maladresses, mais on n’est jamais véritablement dos au mur dans ce match. En ce sens c’est décevant. Pour autant, quand tu vois qu’on est sauvé par un fait de jeu à la 80e… On a eu chaud. » Et si la logique et le mérite n’ont pas leur place dans le sport de haut niveau, les Toulonnais auraient pu tout perdre. « On a énormément travaillé pour réussir à faire basculer cette rencontre, et on fait deux mauvaises sorties de camp, on prend dix points et, en quatre minutes trente, on se tue l’avantage de 16-9, reconnaissait, déçu, Patrice Collazo. On fait beaucoup d’efforts, on met beaucoup de choses en place et à la sortie nous sommes déçus. C’est un peu dommage. C’est même très dommage.»

En attendant les mondialistes

Dominateurs mais pas tueurs, les Toulonnais ont tenu le ballon sans jamais déstabiliser le système défensif mis en place par Xavier Garbajosa. Et si, comme toujours depuis le début du deuxième bloc, la conquête a répondu présent, c’est cette fois la créativité qui a fui la rade. Mal aidés par un Julian Savea moins tranchant que lors de ses dernières sorties, les Varois ont balbutié leur rugby. « On fait tomber des ballons. On a aussi mis énormément de pression dans les 22 mètres de Montpellier mais on ne concrétise pas. Souvent, on est trop à plat et impatients », poursuivait le manager varois. Car si le talent qui compose cette équipe saute aux yeux, il est tout aussi évident qu’elle ne parvient à enchaîner les performances XXL. Après la victoire initiale et prometteuse à Agen ? Une lourde défaite à Bordeaux (34-12). Après le match référence contre La Rochelle ? La défaite hasardeuse au Stade français (33-30). Le match contre Montpellier devait être celui qui ferait basculer la saison, en permettant d’enchaîner un deuxième succès consécutif pour la première fois de la saison, après celui abouti contre Bayonne. Manqué. Une nouvelle fois. Et si tout n’est pas à jeter, fort heureusement, Toulon devra rapidement trouver la clé s’il veut demeurer parmi les six premiers du Top 14. Est-ce le retour des mondialistes qui déclenchera l’étincelle ? Réponse dans les prochaines semaines, lorsque Baptiste Serin, Emerick Setiano ou encore Christopher Tolofua imiteront l’hyperactif Charles Ollivon, auteur d’une performance remarquée pour son retour. Quoi qu’il arrive, le temps commence à presser, dans un club où la patience n’est que rarement de mise…

 

P. I.-R.
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