Hart, l’ex-soldat de la Red Army

  • James Hart (Biarritz) contre Oyonnax
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Arrivé cet été du Munster, James Hart, demi de mêlée, doit amener son expérience pour permettre au BO de franchir un cap.

Du côté d’Aguilera, lorsqu’on évoque l’équipe du Munster, les souvenirs reviennent rapidement. Il y a d’abord ce quart de finale de Coupe d’Europe gagné (19-10) à Anoeta, un dimanche après-midi d’avril 2005, pendant lequel 8 000 fans de la Red Army avaient rallié la ville de Saint-Sébastien, pour une journée mémorable. Et puis, il y a évidemment cette finale de H Cup un an plus tard, perdue 23 à 19 au Millennium Stadium de Cardiff, toujours face à ces mêmes Irlandais. James Hart, arrivé cet été à Biarritz en provenance du… Munster, parle parfois de ces moments avec Daniel Lejeune et Christian Harcot, deux intendants historiques du club. " Comme je suis beaucoup le rugby, je trouve toujours sympa de discuter de ces grands moments que ces passionnés ont vécu par le passé. "

Au Thomond Park de Limerick pendant deux ans, l’ancien joueur de Toulouse, Grenoble et du Racing a découvert une nouvelle facette du rugby. "En Irlande, on s’appuie beaucoup plus sur le schéma de jeu souligne le garçon de 28 ans. En France, c’est plus libre et ça me va très bien aussi. La chose qui m’a le plus choqué, c’est l’intensité des entraînements. Ils ne sont pas très longs mais sont durs. Et physiquement, le conditionnement des joueurs est assez incroyable. Les Irlandais ne sont pas tout le temps les plus solides mais au niveau du cardio, j’ai été espanté du travail que l’on faisait." Après une première saison intéressante avec le Munster, ce gros bosseur, jusque-là épargné par les pépins, se blessera gravement à un ligament croisé postérieur et quittera l’Irlande sur une seconde saison quasi-blanche.

Fan de Dimitri Yachvili

Aujourd’hui, il est le demi de mêlée le plus utilisé, avec cinq titularisations (280 minutes), devant Couilloud et Doubrère (260). Mais ses premières semaines furent loin d’être évidentes. Blessé à un pied cet été, il avait manqué une partie de l’intersaison ainsi que les premiers matchs de championnat, puis il fut contraint au repos forcé pendant un mois pour une commotion reçue à Angoulême. Après avoir pris le temps de bien se soigner, ce fan de Dimitri Yachvili, gaucher comme lui, vient de démarrer les deux dernières rencontres en tant que titulaire. "Je ne cherche pas d’excuses, explique-t-il, mais physiquement, je me sens à la rue ! Je suis fatigué assez vite et c’est normal. Vous savez, même en été, jamais je ne reste trois semaines et demie sur le canapé. La reprise après la commotion n’a pas été très facile et j’attends de trouver un peu plus de forme physique pour espérer être encore plus performant."

À n’en pas douter, le facteur temps lui donnera raison. Son expérience et sa soif de revanche, après cette dernière saison frustrante, seront des atouts de poids pour le BO, qu’il a rejoint jusqu’en 2022. Avec quelle ambition ? " Je veux faire partie de ce groupe qui fera remonter le club. C’est ce que j’ai en tête, je pense beaucoup à ça. C’est ce qui m’anime", conclut-il.

Pablo Ordas
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