• Raphael Ibanez lors de la présentation du nouveau staffe du XV de France
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XV de France

Ibañez : « Être un homme d’action »

Treize ans après la fin de sa carrière, il va retrouver le XV de France comme manager. Raphaël Ibañez s’est expliqué sur ce nouveau poste aux côtés d’un sélectionneur qu’il connaît bien. Il était avec lui sur scène pour lancer une nouvelle période du XV de France.

Comment définir votre nouveau rôle ? Est-il celui d’une sorte de diplomate ?

Non, dans ma fonction, il n’y a rien de politique, au contraire, je vais travailler dans une logique sportive. Ma fonction, c’est d’être à l’écoute des personnes qui s’occupent des joueurs au quotidien, les présidents, les managers, les joueurs eux-mêmes bien sûr pour les aider à grandir.

N’est-ce pas ce que faisait Serge Simon ?

Pour moi Serge Simon, c’est l’incarnation même de la fonction de l’institution et de la fonction dirigeante. Mais sa fonction consiste à s’occuper de toutes les équipes de France. Je n’oublie pas qu’il a œuvré au rapprochement FFR-LNR pour écrire une convention qui donne un cadre aux relations clubs - équipe de France. Quant à moi, je me vois comme un homme d’action, dans, une logique sportive afin d’identifier les meilleurs joueurs pour qu’ils s’expriment au mieux en sélection.

Vous allez retrouver Shaun Edwards, votre ancien entraîneur chez les Wasps. Un homme qui a beaucoup compté pour vous…

Oui, c’est exact. J’ai eu la chance de rencontrer un tel personnage, je l’ai vécu comme un privilège. À l’époque, j’avais trouvé en lui un soutien énorme qui m’avait fait grandir, c’était un peu mon mentor, c’est vrai.

Qu’est-ce qui vous a marqué chez lui plus précisément ?

Sa capacité à synthétiser en quelques mots une pensée commune. Il dégage un charisme énorme. Il a aussi un côté étonnant, détonnant, avec un brin de folie. Il y a une relation qui est en train de naître avec Fabien Galthié sur la mise en place d’un rugby intelligent, car sous ses dehors un peu abrupts, Shaun Edwards est quelqu’un de très intelligent.

Face au chantier qui vous attend, n’allez-vous pas vous sentir écrasé par l’ampleur de la tâche ?

Justement, Shaun Edwards nous a mis en garde contre ça. Le temps qui nous est imparti est limité. Et quand on connaît la détermination de Fabien Galthié et son perfectionnisme, si nous faisons la liste de nos défauts, nous courrons le risque de voir cette liste s’allonger encore et encore. Notre défi sera de faire simple et d’aller directement dans le vif du sujet avec les joueurs. Ceci dit, on se rend compte que nous avons perdu de très peu notre dernier match contre le pays de Galles. On se dit que pour faire basculer cette équipe, il suffirait d’agir sur peut-être les dix pour cent seulement qui font défaut. C’est un motif d’espoir.

On vous a entendu parler d’attachement à la sélection. Comment entretenir cela ?

L’élément-clé, c’est le sentiment d’appartenance à l’équipe de France. Nous avons des idées, j’espère qu’on pourra les mettre en œuvre. J’ai imaginé des moments particuliers. Je les ai proposés à Fabien, ce sont des pistes à explorer…. Nous avons prévu de poser à chaque joueur la question suivante : "Qu’est-ce que représente l’équipe de France pour toi ?", mais pas tout de suite, pas avant d’avoir bien exposé notre projet.

Que pensez-vous de la situation de Sébastien Vahaamahina ?

Il a fait un geste malheureux, et il a vécu un moment difficile, il est très bien entouré dans son club par son entraîneur et ses coéquipiers. Mais il a besoin de prendre du recul, il a annoncé sa retraite, il faut savoir respecter sa décision.

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