Queheille : « J’ai des choses à prouver »

  • Gilen Queheille (Colomiers) contre Soyaux-Angoulême
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Gilen Queheille, demi de mêlée de Colomiers, revient sur le précédent match de son équipe, de son adaptation dans le club et en Pro D2.

Vous avez inscrit votre premier essai sous vos nouvelles couleurs en fin de match dimanche face à Carcassonne. Comment analysez-vous votre début de saison ?

J’avais un peu d’appréhension pour ce retour en Pro D2 car j’avais vécu dans l’ensemble des moments plus difficiles que faciles à Tarbes (2014-2016) et à Albi (2016-2017), où j’étais le plus souvent remplaçant… Là, j’ai manqué les deux premières rencontres parce que j’étais blessé, mais j’ai joué les huit suivantes dont deux en tant que titulaire. Maintenant, je suis content mais je suis un compétiteur et j’en attends plus. Je veux que les coachs aient plus confiance en moi. C’est à moi de bosser pour et faire de bons matchs.

Ce retour en Pro D2 est-il une forme de revanche ?

Oui, j’ai des choses à prouver à moi-même et à certaines personnes. Après Albi, j’avais hésité à arrêter (alors qu’il n’avait que 22 ans)... Mes deux années à Lavaur au contact d’un coach humain en la personne de Mathieu Bonello m’ont permis retrouver le goût du rugby. Je ne regrette vraiment pas d’avoir poursuivi. Quand Colomiers et Yann Kergoulay m’ont contacté en février dernier, je n’ai pas hésité une seule seconde. J’ai demandé à rencontrer Julien Sarraute et le président Alain Carré et j’ai de suite senti un club familial, sain.

Colomiers ne semble pas batailler pour le maintien cette saison. Ça fait quoi d’être cinquième après dix journées ?

Je ne sais pas si c’est le même Colomiers. Mais le classement n’est pas le même c’est certain. J’ai eu la chance ou la malchance de connaître plusieurs clubs dans ma carrière et je n’ai jamais vu une telle osmose entre les joueurs, un tel esprit de cohésion. On dirait une bande de copains d’une équipe de Fédérale comme à mes débuts à Mauléon. Les anciens nous acclimatent super bien, ils sont proches de nous, il n’y a pas de clan ni de séparation. Puis il y a un cocon de jeunes joueurs entre 20 et 25 ans qui sait aussi mettre l’ambiance (sourires). On se comprend tous et d’ailleurs ça se retrouve dans nos résultats à l’extérieur. Nos succès à Grenoble et à Béziers, comme nos points récupérés à Aix-en-Provence et Oyonnax sont selon moi la preuve d’un certain état d’esprit. En fait, on ne se prend pas la tête…

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