• Les Saracens de Londres, champions d’Europe en titre, sont au cœur d’une tourmente économico-sportive. Auront-ils la tête à disputer cette édition ? Pas sûr, tant les enjeux pour la survie de l’équipe, les poussent à se focaliser sur leur championnat domestique.
    Les Saracens de Londres, champions d’Europe en titre, sont au cœur d’une tourmente économico-sportive. Auront-ils la tête à disputer cette édition ? Pas sûr, tant les enjeux pour la survie de l’équipe, les poussent à se focaliser sur leur championnat domestique. PA Images / Icon Sport / PA Images / Icon Sport / PA Images / Icon Sport
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Champions Cup

Relance européenne

La Coupe d’Europe reprend ses droits ce week-end pour les six clubs français engagés en Champions Cup. Les champions d’Europe en titre, empêtrés dans leur affaire de dépassementde Salary Cap ne font pas de cette compétition une priorité et n’apparaissent donc pas favoris à leur propre succession. Toulouse, Clermont, le Racing et Lyon semblent sur le papier les meilleures chances françaises. Le Leinster et le Munster font office d’épouvantails dans la compétition.

Si souvent critiqué, le calendrier peut aussi être une aubaine pour les amoureux de rugby. Moins de deux semaines après la finale de la Coupe du monde, la Coupe d’Europe est de retour. Et elle a sorti ses plus beaux atours pour séduire à nouveau les Français. Tout d’abord, la finale aura lieu au stade Vélodrome de Marseille, enceinte pouvant accueillir plus de 67 000 spectateurs ! L’événement s’annonce grandiose et semble très attendu puisque 45 000 places ont déjà été vendues avant même le premier match de la phase de poule. L’organisation de la finale dans l’hexagone est une aubaine pour les clubs français engagés, si ce n’est une source de motivation supplémentaire. D’autant plus que cette édition sera celle de la revanche pour les clubs tricolores puisqu’aucun n’a atteint la finale la saison dernière, ce qui n’était plus arrivé depuis bien longtemps. En effet, les représentants du Top 14 ont longtemps fait la loi sur la scène européenne depuis 2010, tout d’abord avec le quatrième titre du Stade toulousain cette année-là puis le triplé de Toulon de 2013 à 2015. Pendant cette période (2013-2015) cinq finalistes sur six étaient français et, lors des trois saisons suivantes (2016-2018), la France pouvait s’enorgueillir d’avoir toujours placé un club en finale.

Le retour de Clermont

La saison dernière a donc laissé un sentiment étrange. D’un côté, le Stade toulousain, qui a longtemps fait la fierté du championnat de France sur la scène européenne, a réussi sa meilleure saison dans cette compétition depuis 2011, laissant rêver à moyen terme à un retour au premier plan du club le plus titré de l’histoire (avec le Leinster), porté par une jeune génération qui avait donc encore beaucoup à apprendre l’an passé. D’un autre côté, la compétition n’a pas, semble-t-il, remporté la même adhésion que les saisons précédentes. Son exposition médiatique moindre a fini par lasser les spectateurs alors que les clubs français ne se présentent pas tous sur la ligne de départ avec des ambitions affichées. De ce côté-là, l’édition précédente a souffert de l’absence de Clermont qui a toujours rêvé de ce trophée que seuls trois clubs français ont réussi à soulever (Toulouse, Brive, Toulon). La formation auvergnate s’est forgé une solide réputation sur le continent pendant cette décennie, aussi bien par ses résultats sportifs que par la passion de ses supporters.

Au tour de Lyon

Le retour de l’ASMCA, alors que Toulon bataillera en Challenge Cup, est une aubaine pour relancer l’intérêt de cette Coupe d’Europe dans l’Hexagone. Avec le Racing 92, finaliste en 2016, et le Stade toulousain, le rugby français peut espérer vivre une belle campagne d’autant plus que Lyon pourrait aussi se mêler à la bagarre. Après une saison d’apprentissage, les hommes de Pierre Mignoni ont réussi un début de championnat extraordinaire qui leur permet d’avoir plus de liberté sur la scène continentale. C’est un coup à tenter pour le Lou, d’autant plus qu’un beau parcours en Coupe d’Europe n’est pas anodin pour la renommée d’un club.

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