• Où en sont les hommes de Victor Vito ? Ils sortent d'une lourde défaite en championnat face à Lyon...
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Champions Cup

Les Rochelais sont-ils prêts ?

À l’aube d’entamer la deuxième campagne de Champions Cup de son histoire, le Stade rochelais interroge quant à son réel niveau.

Vous l’entendez ? Concentrez-vous, tendez l’oreille et pour sûr vous embrasserez cette petite musique, vous savez celle qui vous fait frissonner confortablement assis dans votre canapé ou debout sur votre siège au stade et qui donne envie aux internationaux encore groggy de la Coupe du monde de rechausser plus vite que prévu les crampons. Nous y voilà. Enfin ! La Champions Cup est de retour et le Stade rochelais ne manque pas à l’appel cette saison. Après un an d’absence, les Maritimes vont effectuer leur grand retour parmi le gratin européen, parmi les 20 meilleures équipes du vieux continent qui rêvent toutes de succéder aux invincibles Saracens. « Galvauder la Champions Cup ? Sûrement pas, tranchait Grégory Alldritt. Ce ne serait pas respecter l’institution, le rugby. L’objectif est de la jouer à fond. »
À l’approche de ce premier grand rendez-vous européen, une question s’impose, les Rochelais sont-ils prêts ? En décryptant le contenu des derniers matches des Jaune et Noir, les doutes sont requis. Opposés à la meilleure équipe du Top 14 le week-end dernier, les coéquipiers de Romain Sazy ont explosé. Et ce malgré les retours importants des Botia, Doumayrou et autres Alldritt. Le score est sévère (45-17) et le contenu quelque peu inquiétant malgré des séquences intéressantes ici et là. Si les Rochelais avaient entamé leur première campagne de Champions Cup dans l’euphorie encore d’une saison 2017 extraordinaire au sens premier du terme, ils débuteront leur deuxième la goutte au front. « Si on ne met pas les ingrédients et qu’on ne les prend pas au sérieux, ça peut coûter cher à la fin », détaillait encore le troisième ligne international.
 

Exeter veut aussi se racheter


Défait à domicile par l’équipe quatre étoiles de Bristol (17-20), Exeter ne survole pas non plus la Premiership. Comme son homologue Néo-Zélandais Jono Gibbes après Lyon (« la qualité du groupe est toujours là. On a six jours pour tourner rapidement la page »), le manager Rob Baxter a voulu très vite se projeter sur ce premier match de Champions Cup. « Passer à autre chose est parfois la meilleure chose à faire dans le sport. Comme je l’ai dit aux gars, allons à La Rochelle pour réaliser une grosse performance dans le combat, baissons un peu la tête et travaillons dur. » Revanchards nos amis Anglais ? Surtout un peu nostalgiques… Depuis la saison 2015-2016, une époque où le Stade rochelais luttait encore pour son maintien, les coéquipiers du finaliste anglais malheureux Henry Slade ne se sont plus qualifiés pour les phases finales. Une éternité pour un club habitué à lutter chaque année pour le titre dans le championnat anglais. Les deux formations partagent, outre un goût certain pour un jeu de vitesse, une caractéristique similaire : ils ont disputé un seul quart de finale de Champions Cup dans leur histoire respective. Le deuxième pourrait bien être pour cette année pour l’une des deux équipes.

P.A.
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