Finn Russell : "Pas de bon ou de mauvais moment pour défier les Saracens"

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Malgré la situation complexe que vivent actuellement les Saracens, l’international écossais ne croit pas à une démobilisation adverse. Au contraire...

À peine revenu au Racing que votre partenaire irlandais Simon Zebo a publié une vidéo où il vous chambre sur la performance écossaise au Japon… Une réponse à lui donner ?
Non, ça m’a bien fait rire. Je suis d’ailleurs très content d’avoir retrouvé mes partenaires de club et notamment Simon (Zebo, N.D.L.R.). Ses blagues et ses bêtises m’avaient manqué. C’est un petit jeu entre nous, on va pouvoir reprendre…

En raison du contexte qui entoure les Saracens, est-ce le meilleur moment pour affronter cette équipe ?
Il n’y a pas de bon ou de mauvais moment pour défier les Saracens. Cette équipe, c’est la référence en Europe. Elle l’a prouvé encore l’an dernier en gagnant la Champions Cup.

Mais avez-vous été surpris par la sanction dont ont été victimes les Sarries ?
Ça ne me regarde pas ! Je ne me préoccupe pas de ces histoires. J’ai échangé quelques sms avec Sean Metland (ailier ou arrière international écossais qui évolue aux Saracens, N.D.L.R.) juste pour savoir s’il jouerait dimanche. Mais nous n’avons pas parlé de ce sujet.

Pensez-vous, comme d’autres, que les Saracens devraient être destitués de leurs différents titres glanés ces dernières années ?
Je n’ai pas d’avis. C’est un problème interne au championnat d’Angleterre. J’ai surtout envie de me concentrer sur le match à venir.

Mais pensez-vous que les joueurs peuvent être perturbés par cette situation ?
Ce sont de grands garçons et de grands professionnels. Je ne crois qu’ils soient perturbés. Quand on entre sur un terrain de rugby, on laisse tout ça de côté pour donner le meilleur de soi. Je m’attends vraiment à un match très difficile.

Quelle a été votre réaction lorsque vous avez appris la composition de la poule du Racing en Champions Cup l’été dernier, ?
(Il souffle longuement et sourit). Une poule relevée, c’est le moins que l’on puisse dire. Les Saracens, c’est la meilleure équipe d’Europe depuis quelque temps déjà. Le Munster a déjà gagné cette compétition deux fois par le passé et redevient une formation très dangereuse. Et les Ospreys sont une équipe avec beaucoup d’internationaux gallois, ce ne sera donc pas simple. On doit prioritairement rester concentré sur les deux premiers matchs contre les Saracens et le Munster. On fera le point ensuite.

Une défaite contre les Saracens serait-elle rédhibitoire dans la perspective de la qualification ?
Ce ne serait pas mort mais plus compliqué. Les deux premiers matchs de cette compétition sont capitaux. Ils donnent souvent le ton de la suite de la saison. Pour être dans une bonne position, on se doit de prendre le maximum de points.

Le retour des internationaux a été bénéfique le week-end dernier en Top 14, mais auriez-vous eu besoin personnellement d’un peu plus de temps pour retrouver votre meilleur niveau avant d’entamer la Champions Cup ?
Depuis le début de la saison, je n’ai joué que cinq matchs, ce qui est moins que les mecs qui n’étaient pas à la Coupe du monde. Mes deux semaines de vacances ont été bénéfiques, il me tardait donc de reprendre la compétition avec l’équipe. C’était bien pour moi de jouer le week-end dernier contre le Stade français pour me remettre en selle. J’ai retrouvé du rythme, des repères. Je me sens bien et je crois que je serai prêt pour dimanche.

Cette victoire dimanche dernier contre le Stade français (9-25) dans le derby est-elle source d’optimisme ?
C’était un match important pour le club. Un vrai derby, tendu et serré jusqu’au bout. On s’est rapproché de la dimension internationale, notamment en raison du contexte. J’ai le sentiment que nous avons retrouvé des repères et des automatismes. C’était un bon départ avec le retour des internationaux. Mais, évidemment, il va falloir hausser notre niveau de jeu pour battre les Saracens. Pour le coup, la marche est vraiment beaucoup plus haute en Champions Cup.Et encore plus haute quand tu affrontes les Saracens.

En France, la vidéo diffusée sur les réseaux sociaux après votre victoire avec l’écosse où vous êtes dans une discothèque avec Greg Laidlaw vous a rendu très populaire…
Ah bon ? Tant mieux, je profite tant que je peux de ma vie (rires). Le sport de haut niveau permet de vivre de belles émotions, il faut donc savoir célébrer, s’amuser. C’est ce que j’avais fait après cette victoire sur l’Angleterre. Mais je sais aussi qu’il y a des déceptions, je viens d’en vivre une durant la Coupe du monde avec l’écosse.

Mais êtes-vous hermétique à la pression inhérente au sport de haut niveau ?
J’essaie de toujours faire en sorte de prendre du plaisir. Si l’équipe perd et que je passe à travers, la déception est forcément très forte. Mais la vie ne s’arrête pas à une mauvaise passe ou un mauvais jeu au pied. J’essaie de passer vite à autre chose et me remettre dans le match.

Vous avez souvent le sourire sur le terrain, le rugby n’est-il pour vous qu’un amusement ?
C’est une chance de pouvoir gagner sa vie en jouant au rugby. Je suis en train de vivre les plus belles années de ma vie, j’ai juste envie d’en profiter. Je ne vais pas tirer la gueule à la première contrariété. 

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