• L’ouvreur Jules Plisson va donc quitter son club de cœur pour rejoindre La Rochelle avec effet immédiat. Photo Icon Sport
    L’ouvreur Jules Plisson va donc quitter son club de cœur pour rejoindre La Rochelle avec effet immédiat. Photo Icon Sport
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Transferts

Les coulisses du transfert de Plisson

Après 14 années au Stade français, le demi d’ouverture Jules Plisson (28 ans) a finalement accepté l’idée de s’envoler vers d’autres cieux. Un choix qu’il aurait dû sans doute faire plus tôt, tant sa situation était devenue intenable à Paris. Un peu comme l’avait fait en fin de saison dernière l’un de ses meilleurs amis et autre enfant du club Alexandre Flanquart, ce dernier ayant choisi de rejoindre l’Union Bordeaux-Bègles. L’ouvreur international (18 sélections) s’est donc engagé avec le Stade rochelais. "Un accord a été trouvé ensemble pour permettre au joueur de relever un nouveau challenge sportif" pouvait-on lire dans le communiqué du Stade français publié à 23 h 34 vendredi soir. Évidemment, le timing de cette annonce a surpris. Quelques instants plus tôt, Jules Plisson était encore au bord de la pelouse à encourager ses futurs ex-partenaires lors de la rencontre de Challenge Cup contre Brive. Suivant le match juste à côté du banc de touche, il avait même discuté à plusieurs reprises avec son ancien partenaire et nouvel entraîneur Julien Arias durant la rencontre.

Un temps de jeu famélique

Seulement, depuis plusieurs mois, il a souvent été mis à l’écart de la composition de l’équipe. L’an passé, il n’a débuté que six matchs de Top 14. Un chiffre famélique. Pire, cette saison, il n’a été titularisé qu’une seule fois par le manager Heyneke Meyer, ce dernier lui préférant Nicolas Sanchez, Morné Steyn ou encore Joris Segonds. En fin de saison dernière, Jules Plisson avait refusé une offre de l’ASM Clermont Auvergne, pensant pouvoir convaincre. En vain. Aussi, depuis plusieurs semaines, des discussions s’étaient engagées entre dirigeants stadistes et rochelais à son propos. Avant le tremblement de terre de mardi, son choix était quasiment arrêté. "Mais, avec le départ de Heyneke Meyer, Jules s’est posé la question de rester avant de décider de partir quand même, confie le Directeur Général Thomas Lombard. L’accord définitif n’a été signé que vendredi à 20 h 15." Et Lombard d’expliquer les circonstances d’un communiqué de presse jugé par certains comme une communication ratée : "Jules souhaitait, et c’est tout à fait normal, annoncer son choix lui-même à ses coéquipiers avant que l’accord ne soit officialisé. Après la défaite, il y a eu une longue explication dans le vestiaire entre le staff et les joueurs. Du coup, Jules n’a pu leur parler que vers 23 h 10. Et comme je ne voulais pas que l’info sorte ailleurs, le communiqué a été envoyé peu après."

Plus tard, le futur ouvreur du Stade rochelais a été aperçu au café rose, un espace réceptif du Stade Jean-Bouin, avec un large sourire. Une dernière fois, il a profité de ses partenaires. Toutefois, si son avenir s’écrira désormais en jaune et noir, la porte d’un éventuel retour dans la capitale n’est pas totalement fermée. Au contraire. Le club de la capitale espère bien le revoir, tôt ou tard, avec un maillot rose sur les épaules…

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