Mignoni : "Une partie d’échecs perdue"

  • Racing 92 v Lyon OU - French Top 14
    Racing 92 v Lyon OU - French Top 14 MIDOL - Dave Winter
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Il admettait la défaite stratégique de son équipe.

Quelle est votre première analyse de cette défaite ?

Les vingt premières minutes ont été l’opposé de ce que nous voulions faire. Nous leur avons donné les armes pour nous taper sur la tête, entre les fautes de discipline et nos erreurs stratégiques.

Sur le plan stratégique :

que voulez-vous dire ?

Je veux dire que nous avons trop voulu jouer chez nous alors que nous savions qu’on allait être sous pression. Certains joueurs ont parfois déjoué, avec des relances hasardeuses. Ceci dit, nous avons traversé trois fois leur défense sans marquer. Cela a fait beaucoup de choses et explique que nous étions menés 19-9 à la mi-temps.

La touche a-t-elle pesé lourd ?

Oui et non. C’est sûr que quand on perd quatre ballons, c’est toujours problématique, surtout quand on est en phase défensive. Ça veut dire qu’on reste chez soi à subir la pression adverse. Mais peut-être que cet élément a été compensé par notre mêlée conquérante. Il y a quand même eu des choses positives dans ce match. J’ai même fini la deuxième mi-temps assez rassuré car nous avons remis les choses dans l’ordre. Mais je ne le cache pas, j’étais très frustré à la pause.

Vous avez aussi manqué de précision et de sang-froid près des lignes…

Oui, nous aurons pu marquer un ou deux essais de plus, même en première mi-temps alors que nous étions dominés. C’est un vrai manque de pragmatisme.

Que penser de Northampton, qui s’impose nettement sans vraiment vous surclasser dans le jeu ?

Dans les vingt premières minutes, ils ont fait ce qu’il fallait stratégiquement avec un Dan Biggar exceptionnel. Grâce à lui, ils nous ont maintenus dans notre camp, jusqu’à ce que nous déjouions. C’était comme une partie d’échec. Que nous avons perdue.

 

Avez-vous noté un rythme plus soutenu qu’en Top 14 ?

Non, il n’y avait pas énormément de rythme cet après-midi, honnêtement. J’ai vécu des matchs plus dynamiques en Coupe d’Europe. La différence était ailleurs, au niveau de l’arbitrage par exemple. Nous étions prévenus mais nous n’avons pas su rester froid à certains moments clés. Je me souviens que nous avions pris quatre pénalités d’affilée, donc nous sommes restés chez nous et nous avons perdu à ce qui était devenu un jeu d’échecs. Sur les mêlées aussi, l’arbitrage britannique est différent de celui du Top 14, mais nous le savions. Nous ne contestons pas.

 

Nous avons senti des flottements au centre, en défense, sur des montées en pointe de Pierre-Louis Barassi notamment…

Oui, mais il n’y a pas eu que lui. Nos connexions n’étaient pas bonnes c’est vrai, mais Northampton a aussi bien joué le coup avec de la profondeur et des bons changements de ligne. Propos recueillis à Northampton par J. P.

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