Oyonnax : le mot de la faim

  • Pro D2 - Piula FAASALELE (Perpignan) et Valentin URSACHE (Oyonnax).
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  • Rory Grice (Oyonnax)
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Fidèles jusqu’à la dernière seconde à leur plan de jeu, les Oyomen ont su faire basculer le match en leur faveur.

En 2014, quand au soir de l’ultime journée de Top 14 Oyonnax avait mis fin à 103 ans de présence de l’Usap dans l’élite, Joffrey Michel faisait partie de l’effectif catalan. Mieux que quiconque, il sait le prix d’une pénalité, comme celle qui fit la différence entre Oyonnax et l’Usap il y a cinq ans, comme celle qui ce jeudi a permis au club de l’Ain d’arracher la victoire après la sirène.

L’arrière de l’équipe de l’Ain a des certitudes : « La saison passée nous aurions sans doute perdu ce match. Cette pénalité réussie après la sirène nous permet de reprendre le score, mais c’est bien celle tentée sept minutes plus tôt qui nous fait gagner le match. Il y a un an nous nous serions sans doute obstinés à vouloir jouer cette pénalité. Là nous avons su mettre les choses dans l’ordre. Nous étions menés de quatre points, la priorité était de resserrer le score pour nous laisser une opportunité de faire basculer le match. C’est ce qui est arrivé. Nous avons su construire notre match et notre victoire en gardant la même envie d’un bout à l’autre de la rencontre. C’est une preuve de maturité. On a grandi par rapport aux évènements de l’an passé et des années précédentes. »

Oyonnax plus serein

Au-delà de cet appétit de victoire gardé intact jusqu’à la sirène, la progression du club de l’Ain pourrait se mesurer à cette série victorieuse en cours, cinq matchs de rang.

Joe El Abd en relativise le poids : « Pour nous c’est déjà du passé. » Il préfère souligner des points positifs : « La touche, notre capacité à nous adapter comme sur les mauls. Nous pouvons être fiers de la manière dont nous avons su gagner ce match en gardant le fil de notre jeu. Cela prouve que si nous conservons cette capacité à jouer tous ensemble nous pouvons être impressionnants. Nous sommes également fiers de l’état d’esprit du groupe. Il nous a permis d’avoir le courage de tenter la pénalité qui nous ramène à un point, mais aussi de jouer jusqu’à la dernière seconde, sans douter. Mais ce qui nous fait gagner ce sont les détails, et la discipline. » 

Difficile d’apporter la contradiction sur ce dernier point au vu d’un scénario soulignant une faute grossière, sous leurs perches, des avants catalans. D’ailleurs, l’ancien oyonnaxien, Jonathan Bousquet valide l’analyse : « Sans discipline il nous sera difficile d’aller gagner à l’extérieur. »

Dans ce duel au sommet, pour s’offrir le droit au dernier mot, Oyonnax a montré plus de sérénité que son adversaire catalan : « Même en devant courir après le score suite à l’essai en contre inscrit par Perpignan, nous avons su gérer cette pression du résultat à domicile en restant dans ce que l’on avait prévu. Notre stratégie a payé. Cela confirme que nous avançons petit à petit », retient l’arrière oyonnaxien.

Plus qu’un match, Oyonnax a sans doute remporté un test de maturité face à Perpignan…dans la constante de l’historique de ses duels avec les Catalans, au final, sur une pénalité.

Midi Olympique
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