Vannes : la marque de fabrique

  • Les Vannetais de Leroy Cloostermans et Matthys Gratien peuvent exulter : La Rabine demeure imprenable !
    Les Vannetais de Leroy Cloostermans et Matthys Gratien peuvent exulter : La Rabine demeure imprenable ! / BRUNO PERREL
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Oyonnax, Mont de Marsan, Aurillac, Grenoble et depuis vendredi Colomiers. Jusqu’à présent tout le monde a été battu. Le RC Vannes ne lâche rien à La Rabine.

Après 11 journées de championnat, le RC Vannes est toujours en déficit d’un match à domicile. Et jusqu’à ce jour, tous ceux qui sont venus fouler la pelouse de la Rabine en ont été pour leurs frais. On ne fera avaler à personne le facteur chance, car on ne s’impose pas devant Oyonnax, Grenoble et Colomiers — qui font quand même référence dans ce premier tiers du championnat de Pro D2 — par l’opération du Saint-Esprit !

Il y a manifestement quelque chose de plus dans cette enceinte, ce quelque chose sur lequel le collectif vannetais s’appuie sans peut-être s’en rendre compte. « On se sent sublimés. On a parfois le sentiment qu’ici, rien ne peut nous arriver », confiait le pilier Paga Tafili encore dernièrement. Le fait est que ce sentiment transpire sur les autres joueurs du groupe, qu’ils soient sur le terrain ou en attente d’y entrer. Ce qui provoque parfois un effet dévastateur chez l’adversaire.
 

Une première depuis août 2018


Mais vendredi soir dernier, contre Colomiers, le collectif vannetais a senti le vent du boulet. Pour la première fois depuis 16 mois (août 2018), le RC Vannes était mené au score à la pause. De quoi susciter des interrogations à défaut d’inquiétudes. Il eut tôt fait en seconde période de rétablir l’ordre des choses. Sa puissance collective, déjà manifestée dans l’entame de la rencontre (3e) avait débouché sur un essai de pénalité. À l’heure de jeu, Pat Léafa au lancer en touche s’est retrouvé en queue de maul pénétrant sur 25 mètres avant que Kevin Burgaud ne termine le travail. Deux essais sur ballons portés. Du bel ouvrage et surtout le symbole d’une équipe qui donne parfois le sentiment qu’elle touche au sublime et que rien ne peut l’atteindre. Elle est sur son petit nuage, intouchable, tant sont grandes sa confiance et sa foi dans ses capacités.

« Notre jeu mûrit », dit Jules Le Bail le capitaine et demi de mêlée, encore monstrueux vendredi soir. Mais alors ! Comment expliquer tant de bonnes et belles choses devant le public breton et aussi peu de rêve à donner à l’extérieur, où les défaites s’enfilent comme des perles ? « Je sais que cette victoire à l’extérieur va bientôt venir », avait prophétisé Jean-Noël Spitzer avant un déplacement à Montauban. Nouveau coup d’épée dans l’eau… Valence-Romans, alors, vendredi ? Le public croise les doigts, alors que les joueurs veulent se convaincre que leurs moyens leur donnent, cette fois, des gages de réussite.

Didier Le Pallec
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