• Matthieu Jalibert, auteur d’un retour convaincant avec Bordeaux, pourrait retrouver l’équipe de France rapidement. Photo Icon Sport
    Matthieu Jalibert, auteur d’un retour convaincant avec Bordeaux, pourrait retrouver l’équipe de France rapidement. Photo Icon Sport
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XV de France

XV de France : 42, v’là les jeunes !

Fabien Galthié et ses adjoints ont couché par écrit, au cours d’un premier séminaire, les éléments de la politique sportive que le nouveau sélectionneur souhaite mettre en place : la jeunesse va prendre le pouvoir au sein du groupe france. Reste à savoir s’il pourra, comme il le souhaite, s’appuyer sur un groupe de quarante-deux joueurs. Ou seulement trente-et-un, comme le prévoit l’actuelle convention FFR-LNR.

Combien seront-ils le 19 janvier prochain pour le premier jour du stage de préparation au Tournoi des 6 Nations 2020 ? 42 comme le souhaite Fabien Galthié ? Ou 31 comme indiqué dans la convention avant son possible amendement ? En tout cas, ils seront plus jeunes et plus "bleus" que lors du Mondial qui vient de s’achever. Le rajeunissement des cadres va se poursuivre et semble être un des piliers de la politique sportive du nouveau sélectionneur, Fabien Galthié. "On a commencé à travailler sur la liste des 75 joueurs qui seront suivis. Bien sûr qu’il y aura une grande partie des joueurs qui étaient à la Coupe du monde mais, à côté de cela, il y aura des jeunes potentiels, qu’il faut accompagner", indiquait-il de chez lui, à Mongesty, mercredi dernier, où il avait organisé le premier séminaire de travail avec son staff au complet. Cette jeunesse, Galthié compte l’habituer aux hautes intensités du niveau international. Mais qui vise-t-il ? Avec ses adjoints, il a déjà coché des noms. Surtout que les enseignements qu’il a pu tirer du Japon l’ont conforté dans ses principes. Lors de la Coupe du monde, il a apprécié la montée en gamme d’un Ntamack, d’un Dupont, d’un Alldritt ou d’un Penaud. Il se murmure que Galthié n’était pas favorable à faire rentrer en France Thomas Ramos et que, personnellement, il aurait pris le petit risque de le laisser se soigner au Japon même si l’arrière avait été obligé de rater un match. Tout comme, pendant l’été, celui qui n’était alors qu’un "adjoint comme les autres" avait bataillé avec Jacques Brunel pour faire de François Cros un international...

Lamothe entre en scène

Pour sa première liste, l’ex-entraîneur de Toulon et de Montpellier va rajeunir le groupe, surtout s’il obtient la possibilité de travailler à 42 jusqu’au jeudi après-midi les semaines de match. Si celle des 75 n’a pas encore été établie, certains joueurs ont déjà attiré son attention. Parmi les jeunes revenants, le Bordelais Matthieu Jalibert devrait remonter à Marcoussis rapidement tout comme le Lyonnais, Baptiste Couilloud. Quelques champions du monde moins de 20 ans devraient aussi goûter à l’étage au-dessus et rejoindre Ntamack, Barrassi ou Bamba parmi les "grands". Le deuxième ligne Kilian Geraci (Lyon), ou encore Maxime Lamothe dont les prestations avec Bayonne, où il est couvé par Yannick Bru, ne sont pas passées inaperçues. Prêté par l’UBB, le talonneur pourrait bien bousculer une hiérarchie qui ne manque pas de prétendants avec Camille Chat, Peato Mauvaka mais aussi Julien Marchand dont la cote n’en finit pas de monter et qui a réagi au fait que son nom circulait comme possible futur capitaine. "C’est toujours flatteur. Après, c’est beaucoup trop tôt je pense. Je n’ai fait que deux matchs, dont un durant lequel je me suis blessé. Je ne suis pas légitime." Toutefois, le Toulousain pourrait quand même imiter le nouveau manager des Bleus, Raphaël Ibanez qui en 1998 fût nommé capitaine des Bleus après seulement six sélections dont quatre en tant que remplaçant…

Toujours parmi les nouveaux arrivants attendus, les noms du Racingman Boris Palu et du Clermontois Alexandre Fischer ressortent. Ils pourraient se mêler à la lutte, tandis qu’Arthur Retière pourrait venir gonfler le peu de prétendants aux postes d’ailier ou arrière.

Début décembre, durant quatre jours, le nouveau staff va peaufiner sa réflexion cette fois-ci du côté d’Hossegor, dans les Landes, chez Raphaël Ibanez. Un séminaire sur le même principe que le premier avec l’idée de se connaître encore un peu plus, mais surtout d’ébaucher un groupe dont on devrait savoir, à ce moment-là, combien ils seront, avec quels nouveaux élus.

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